Les embouteillages ne sont pas l'apanage des grandes métropoles. À Vallet, petite commune de 9 700 habitants située dans le vignoble nantais, ces désagréments sont devenus quotidiens. L'équipe municipale sortante a décidé d'agir, en prévoyant un investissement de 950 000 € pour des travaux visant à fluidifier le trafic. Cependant, ce plan suscite des interrogations, notamment de la part de l'opposition qui estime qu'il serait préférable d'observer d'abord les impacts du récent déménagement d'un centre commercial majeur sur la circulation.
Le maire, Jérôme Marchais, admet que bien que la circulation à Vallet ne soit pas comparable à celle des grands axes tels que le périphérique nantais, la situation reste préoccupante. Nous ne sommes pas au niveau du pont de Cheviré, mais la saturation est bien présente
, souligne-t-il lors de ses interventions. En effet, certains jours, comme le lundi, le mardi et le jeudi, le trafic sature sur le principal axe reliant Vallet à la quatre voies Nantes-Cholet (RN 249). Ce phénomène, observé depuis près d'une décennie, se manifeste particulièrement aux heures de pointe, créant des ralentissements notables.
Ces ralentissements, allant parfois jusqu'à multiplier par trois le temps de trajet habituel, soulèvent des inquiétudes. Au lieu de mettre trois minutes pour passer, on en met dix,
se désolent les élus de l'opposition. La solution proposée par le maire devrait-elle suffire à résoudre les désagréments rencontrés par les habitants au quotidien ?
Des experts en urbanisme interviennent également dans le débat, certains insistant sur l'importance d'analyser les modifications engendrées par l’aménagement urbain avant de déployer des solutions souvent coûteuses. Les élus locaux s’engagent donc à suivre avec attention l'évolution de la circulation, tandis que les habitants n'attendent qu'une chose : voir les bouchons se dissiper.







