La tension était palpable au dernier conseil municipal de Laàs, tenu le 4 mars, anticipant les élections à venir. "Ce soir, ça va être chaud !", a prédit un conseiller, et il n'a pas été déçu. Le maire Jacques Pedehonta, en fin de mandat, a débattu avec son concurrent Pierre Fauré, dans une atmosphère explosive. Principal sujet de la rencontre : le projet de reprise du cabaret local, La Fourmi Rouge, qui a provoqué une vive altercation entre les deux hommes.
En effet, alors que la réunion devait porter sur le budget de 2026, un échange houleux a éclaté lorsque le maire a annoncé la relance du cabaret. "Nous avons un nouvel exploitant, Jérome Dupuy, qui a pris le risque de s'engager avec nous. Il est essentiel de préserver notre patrimoine local en difficulté financière", a reconnu Jacques Pedehonta. Ce dernier a fait état du revenu exigé qui a grimpé pour atteindre 1 000 euros par mois, une augmentation controversée qui a incité Fauré à s'interroger : "Pourquoi le conseil n'a-t-il pas été informé plus tôt de ce projet ?"
Des échanges tendus
Répliquant, le maire a tenté de justifier sa discrétion préalable en soulevant la complexité de la situation antérieure avec l'ancien gestionnaire. Ceci a provoqué une réaction immédiate de Pierre Fauré : "Pas de démagogie, Monsieur le maire !", provoquant la colère de Pedehonta qui a rétorqué : "Vous n’êtes pas membre du conseil, vous ne pouvez pas intervenir ici !" Les tensions ont escaladé, illustrant la lutte politique évidente entre deux camps opposés.
À l'issue de la réunion, des doutes sont demeurés concernant les bénéfices financiers escomptés. Fauré a mis en garde sur les 12 000 euros de revenus prévus par le maire, arguant que le repreneur n'avait pas les ressources nécessaires et que des aides pourraient être nécessaires pour saviquer le projet. Il a également poté un regard critique sur la viabilité des prochaines recettes budgétaires en évoquant le départ imminent d'un autre gestionnaire local.
Le départ symbolique d’un opposant
Face à la situation, un autre membre éminent de l’opposition, Jean-Pierre Biensan, a signifié son intention de démissionner symboliquement, provoquant le rire du maire qui a fait valoir que cette décision n'entrerait en vigueur qu'avec une procédure administrative complexe. Pour Biensan, il s'agissait d'une façon de dénoncer ce qu'il considère comme une mauvaise gestion communautaire.
Dans l'ensemble, cette dernière réunion a témoigné des fractures déjà présentes dans la gestion de Laàs, soulevant des enjeux cruciaux avant les élections à venir.







