Le maire socialiste sortant de Périgueux, Emeric Lavitola, et Michel Cadet, candidat divers droite, se préparent pour un second tour déterminant ce dimanche 22 mars. La lutte est d'autant plus intense que seulement quarante voix les séparent, souligne France Bleu.
Dès le premier tour, qui a eu lieu le 15 mars, Lavitola a recueilli 36,40% des suffrages, tandis que Cadet a suivi de près avec 36%. Anticipant une compétition âpre, Lavitola a mis en avant son programme axé sur la stabilité et une gouvernance à long terme, alors que Cadet, qui s'est constituté une liste avec anciens membres de l'équipe d'Antoine Audi, a dit venir "ni de droite, ni de gauche", mais "au service des Périgourdins".
Antoine Audi, ancien maire de Périgueux de 2014 à 2020, a terminé troisième avec 16,30% des voix mais a choisi de se retirer pour soutenir Cadet. Cela pourrait donner un coup de pouce significatif à ce dernier, qui doit mobiliser un maximum d'électeurs.
Un défi de taille pour Lavitola, qui doit convaincre les abstentionnistes. Près de 8.000 électeurs n’ont pas voté lors du premier tour, entraînant un taux d'abstention de 43,81%. Les électeurs sont en effet le facteur clé pour déterminer l'issue de cette bataille électorale.
Dans un contexte où la mobilisation et les alliances joueront un rôle essentiel, chaque voix comptera. Lavitola a également rejeté l'idée d'une "fusion technique" avec la liste de la France insoumise, ce qui témoigne de sa volonté de maintenir une ligne claire. En parallèle, Cadet, porté par son programme centré sur les questions de sécurité, éducation, et gestion des déchets, est bien décidé à gagner la confiance d'un électorat attaché à des valeurs de proximité.
Les électeurs de Périgueux se dirigent donc vers un second tour qui promet d'être aussi serré qu'intrigant, avec chacun des candidats déterminé à tirer son épingle du jeu.







