Le gouvernement français s'est engagé à ne pas intervenir financièrement face à l'augmentation des prix des carburants. C'est ce qu'a répété le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d'une récente session à l'Assemblée nationale. Bien que certains secteurs se battent pour des aides financières, notamment en raison de la crise au Moyen-Orient, la situation pèse lourdement sur le pouvoir d'achat des aides à domicile, comme le souligne l'ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural) du Calvados.
Avec 1.300 employés dans le département, l'association a annoncé une réflexion sur une possible révision de son barème pour les aides à domicile. Erwan Gouédard, directeur départemental de l'ADMR, a déclaré lors d'une interview à la radio ICI Normandie : "L'ADMR fait le choix d'intervenir partout sur le département du Calvados. Nos aides à domicile sont tous les jours sur le terrain pour répondre aux besoins de nos 6.000 clients. C'est plus de 4 millions de kilomètres par an, donc évidemment chaque centime accordé en plus par kilomètre a un fort impact."
Plus de 4 millions de kilomètres par an
En raison de cette situation, le bureau de l'association prévoit de se réunir prochainement pour décider de mesures d'urgence temporaires. Erwan Gouédard a précisé : "Cette hausse des prix des carburants ne peut pas être répercutée au client puisque 80 % de notre activité dépend de l'aide sociale et de l'accompagnement au handicap, avec des tarifs fixés par le département du Calvados." Cette chronique met en lumière les défis que rencontrent les aides à domicile qui doivent composer avec des coûts croissants, sans possibilité de répercuter ces charges sur les usagers.







