Un rapport mondial récent fournit un aperçu sincère de la pollution atmosphérique en Europe. Des inégalités marquées sont révélées, avec des taux de particules fines particulièrement alarmants dans les Balkans, tandis que certaines villes nordiques respectent les normes de l'OMS.
Publiée par IQAir, cette étude se base sur des données extraites de plus de 40 000 stations et capteurs dans 9 446 villes à travers 143 pays. Les particules fines PM2,5, reconnues pour leurs effets néfastes sur la santé, ont été mesurées.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le seuil annuel recommandé est fixé à 5 microgrammes par mètre cube. En 2025, seuls 13 pays, principalement en Amérique latine et dans les Caraïbes, ont respecté cette norme. À l'échelle mondiale, seulement 14 % des villes satisfont aux critères de l'OMS, une légère baisse par rapport aux 17 % enregistrés l'année précédente.
Les Balkans, mauvais élèves européens
En tête du classement des villes les plus polluées d'Europe en 2025, on retrouve exclusivement des communes des Balkans. Des pays comme la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord et la Croatie affichent des taux de particules fines dépassant, pendant plusieurs mois, dix fois la limite fixée par l'OMS. Cette situation est principalement observable entre octobre et mars, durant l'hiver, où l'usage de chauffages, notamment au bois ou au charbon, intensifie la pollution. L'inversion thermique, phénomène causé par l'air froid stagné près du sol, contribue aussi à cet envenimement.
IQAir souligne que Cannes est la ville française avec la plus forte concentration de PM2,5, se classant à la 200e place sur 2 217 au niveau européen.
D'un autre côté, les villes les plus « vertes » se trouvent principalement en Finlande et en Islande. Les municipalités finlandaises telles que Muonio et Kittilä, ainsi que Gardabaer et Alftanes en Islande, respectent toute l'année les seuils de l'OMS. Certaines localités au Royaume-Uni, en Suède et au Portugal figurent également parmi les bonnes élèves.







