Des jumeaux désormais âgés de 28 ans, anciens résidents de la maison d’enfants La Houssaye dans l’Eure, ont récemment porté plainte contre un éducateur à la retraite, l'accusant d'agressions sexuelles et de tentative de viol alors qu'ils avaient seulement 9 ans. Ces accusations, qui ne sont pas couvertes par la prescription, ont conduit à des mesures judiciaires significatives.
Mercredi 19 mars, un communiqué du procureur de la République d’Évreux, Rémi Couttin, a confirmé la mise en examen de l'ancien éducateur pour « tentative de viol aggravé », « agressions sexuelles aggravées », et « détention d’images pédopornographiques ». Cette affaire fait suite à des plaintes formulées par les jumeaux et n'est pas un incident isolé, comme le rapporte Le Parisien.
Des révélations inquiétantes sur des pratiques inacceptables
Le fil de cette tragique affaire commence bien avant. Dans les années 2010, un autre éducateur, aujourd'hui retiré, a appris des informations inquiétantes lors d'un entretien avec un ancien pensionnaire. Ce dernier a révélé avoir subi des abus sexuels de la part d'un collègue pendant son séjour à La Houssaye. L'éducateur querelleux avait déjà nourri des soupçons sur son camarade il y a trente ans, lors de leur pratique professionnelle commune, particulièrement en raison de l'organisation de « camps naturistes avec les jeunes », ainsi que de visites régulières à son domicile, situé à Barneville-sur-Seine.
La situation s'est intensifiée lorsque le premier éducateur a décidé d'alerter les autorités et s'est rendu au poste de gendarmerie. Suite à son témoignage, une première enquête a été ouverte par le parquet de Gap en 2017, puis transférée à celui d’Évreux en 2018. Cependant, l'affaire a été progressivement délaissée jusqu'à ce que le procureur Couttin décident de reprendre les investigations récemment.
Des éléments accablants et enquête toujours en cours
Le 19 mars a marqué un tournant avec la mise en examen de l'ancien éducateur, qui nie les accusations. Outre les accusations d’agressions sexuelles sur les jumeaux, il est également sous le coup de poursuites pour « détention d’images de mineurs présentant un caractère pornographique », après qu'une perquisition ait conduit à la découverte de photographies inappropriées à son domicile.
Les recherches continuent afin d’identifier d'éventuelles autres victimes. Cette affaire soulève des questions essentielles sur la protection des enfants dans ces institutions et la vigilance nécessaire pour éviter de tels drames à l'avenir.







