Les 2 et 3 avril, le Conseil économique, social et environnemental accueille la troisième édition du Parlement des Jeunes. Environ 200 jeunes âgés de 16 à 24 ans se réunissent pour formuler des propositions visant à mieux répondre aux enjeux de leur génération. Parmi eux, Mathéo Rigoult, 19 ans, habitant de Saint-Aubin-sur-Quillebeuf dans l'Eure, fait partie de la commission santé physique et mentale.
Il alerte : "Les jeunes vont de plus en plus mal". Cette déclaration s’appuie sur une synthèse de la commission qui souligne la nécessité d'une transformation radicale dans la prise en charge de la santé mentale et physique des jeunes. Celle-ci doit inclure la prévention comme un parcours de vie fondamental. Comme le souligne Le Monde, ces préoccupations résonnent à une époque où le mal-être des jeunes semble en constante augmentation.
Lors de cette rencontre, Mathéo prévoit d'évoquer ses inquiétudes directement avec la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, présente le premier jour. "Pourquoi le gouvernement n'agit-il pas pour améliorer le bien-être des jeunes ?" s'interroge-t-il. Il appelle également à un soutien accru pour l'activité physique, un aspect souvent négligé par les autorités, comme le mentionne France 24.
Engagé dans la création de l’association Halte Harcèlement, Mathéo a remis un rapport à l’ancienne ministre de l'Éducation nationale, Élisabeth Borne, prônant des actions proactives plutôt que réactives. Hélas, ce rapport semble avoir été ignoré, comme il le résume avec regret : "a sûrement fini à la poubelle".
Une génération qui se sent délaissée
Mathéo exprime également son désir de provoquer un changement. "Je veux agir pour une jeunesse plus épanouie et un avenir meilleur", déclare-t-il. Il déplore que les décideurs ne prennent souvent pas en compte les véritables attentes des jeunes. "On n’est pas pris au sérieux", ajoute-t-il, soulignant la nécessité de faire entendre leurs voix.
Soutenu par des études qui montrent une augmentation du mal-être chez les jeunes, comme le rapporte Libération, Mathéo se veut être un porte-parole de sa génération, déterminé à faire résonner leurs préoccupations lors de ce Parlement des Jeunes.







