L'ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, fait de nouveau parler de lui. Ce vendredi, le ministère public a requis une peine d'un an de prison ferme contre l'édile de 77 ans, accusé d'avoir abusé de sa position en utilisant des policiers municipaux comme chauffeurs personnels. Le procès, qui a pris un tournant houleux, a mis en lumière un prétendu « détournement patent » de fonds publics.
La réquisition du procureur comprend également une amende de 150 000 euros ainsi qu'une interdiction d'exercer toute fonction élective pendant dix ans. Selon l'accusation, Balkany a détourné des fonds entre 2010 et 2015 en affectant trois agents de police municipale, ainsi qu'un policier national en disponibilité, à son service personnel.
« Corvéables de jour comme de nuit »
Le procureur, Camille Siegrist, a affirmé : « On ne badine pas avec le respect des règles », exhortant Balkany à restituer les sommes dues aux collectivités. Au cœur de l'affaire, l'affectation des policiers, décrite comme un « fait du prince », a permis à l'ancien élu de contourner les contrôles légaux de la préfecture.
Décrivant l'affaire comme une « médiocrité sans nom », l'accusation a qualifié les agents comme des « domestiques », chargés de tâches diverses allant des courses à des trajets personnels vers l'aéroport, allant même jusqu'à sa résidence à Giverny.
Balkany se défend
En défense, Patrick Balkany s'est présenté comme un « maire paternaliste » justifiant le recours à son personnel pour des missions qu'il considère comme amicales. Cependant, cet argument a été balayé par le parquet, qui a souligné que ces invitations n'étaient pas innocentes. La place d'un élu doit être celle d'un serviteur public, et non celle d'un « démiurge omnipotent ». La trahison de la confiance des citoyens a été vivement soulignée par le procureur, qui estime que malgré le temps écoulé, la gravité des faits reste intacte.
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