Dès la première dégradation, Emilie Ferry, la gérante du café associatif de Lion-sur-Mer, a réagi en portant plainte, malgré son perplexe face à l’identité des auteurs. Ce qui est certain, c'est la cause de ces actes malveillants : les festivités féministes organisées au début du mois d'avril. "Le féminisme fait peur aujourd'hui", déplore-t-elle, tout en soulignant l'opposition de certains "conservateurs" parmi les 1 400 habitants de cette petite ville balnéaire. Pour elle, il faut vraiment être déterminé à nuire pour recourir à de tels actes, notamment en utilisant des excréments pour vandaliser des supports de communication.
Après la dernière dégradation, survenue le vendredi 19 avril, Emilie n'est pas la seule à réagir. Dans le voisinage, les avis sont partagés. Lydia, boulangère locale, se demande : "S'ils n'ont fait ça que sur sa vitrine, c'est qu’il doit y avoir quelque chose." En revanche, Nathalie, gérante d'un nouveau bar de la rue Edmond Bellin, se montre indignée : "C'est dégoûtant, elle fait tant pour la communauté." La mobilisation du soutien populaire devient donc tant une réponse aux actes de vandalisme qu'une démarche de solidarité face à la haine.
Les réactions ne se limitent pas aux riverains. La maire, Magali Saint, a exprimé son soutien au café et a annoncé une seconde plainte pour dégradation qui sera déposée ce mardi. Tout ceci révèle un climat d'intolérance qui, selon certains experts, pourrait être symptomatique d'une société en proie à des tensions croissantes autour des questions féministes et sociales. Comme l'indique le site Radio France, il est essentiel de dénoncer ces actes afin de préserver les espaces d'échanges et de débats qui nourrissent une démocratie saine.







