Le talentueux comédien de 29 ans fait un retour marquant sur la plateforme avec "Unchosen", un thriller psychologique où il interprète un père de famille en proie à une secte. Un rôle inhabituel qui dévoile une autre facette de son talent.
Reconnaissable à ses yeux perçants, Asa Butterfield a su conquérir le public avec des rôles marquants, comme celui du jeune "Hugo Cabret" ou de l'adolescent sensible dans "Sex Education". Aujourd'hui, c'est dans une série de six épisodes diffusée depuis le 21 avril, que l'on retrouve cet acteur dans un univers sombre et fascinant.
Dans "Unchosen", il incarne Adam, un homme marié à Rosie, dont le quotidien est bouleversé par une foi aveugle au sein d'une secte britannique. Le couple élève une petite fille malentendante, Grace, tout en affrontant les tensions dues au comportement de son frère, qui défie les règles strictes de leur communauté isolée.
Sous le règne d'une doctrine chrétienne rétrograde, la Communauté du Divin impose des règles désuètes : « les hommes fournissent, les femmes éduquent », et tout contact avec l'extérieur est proscrit. Adam rappelle à sa femme dans le premier épisode : « Sois soumise à ton mari comme au Seigneur, garde bien ça en tête », révélant ainsi la dynamique de pouvoir au sein du couple.
Une mécanique bien menée
Le titre "Unchosen", signifiant "profane", englobe non seulement ceux qui ne font pas partie de la communauté, mais aussi l'ombre d'un mystérieux individu qui surgit dans la vie de Rosie et remet en question leurs valeurs fondamentales.
Ce drame s'appuie sur des performances impressionnantes. Asa Butterfield réussit à illustrer la vulnérabilité de son personnage, tandis que Molly Windsor incarne Rosie avec brio, oscillant entre la détermination et l'incertitude. Son précédent rôle dans la mini-série "Three Girls" avait déjà mis en lumière son talent. Fra Fee complète le casting en jouant l'intrigant Sam, dont la présence magnétique fait avancer l'intrigue.
Les thèmes de la violence psychologique et physique sont abordés avec soin et réussissent à créer un malaise palpable chez le spectateur. Les abus perpétrés au sein de cette secte incitent à réfléchir, et le cheminement de Rosie vers une prise de conscience construit un récit captivant malgré quelques rebondissements prévisibles. La réussite est également due à la réalisation soignée de Jim Loach et Philippa Langdale, qui capturent les doutes intérieurs des personnages avec des images saisissantes.







