Le chantier du lycée international Louis de Broglie, situé à Bourg-Achard, va enfin reprendre le 11 mai, après une pause de deux ans due à des problèmes structurels. Des fissures notables ont été détectées sur plusieurs poutres en bois, entraînant la destruction de 600 m² du bâtiment initialement destiné à ouvrir à la rentrée 2024.
Josette Simon, maire de Bourg-Achard, reste optimiste face à la situation : "On est plus à un an près, il est préférable que tout soit bien construit." Cependant, l'attente a été longue pour le projet qui traîne depuis plus de quatre décennies. Le chantier avait démarré en 2022 mais a été stoppé après la découverte d'importantes fissures.
Christophe Bidaud, architecte du projet, précise que bien que l'origine des fissures demeure indéterminée, il a été décidé de démonter les parties endommagées et de réutiliser des matériaux plus durables. "On va utiliser du bois de résineux, connu pour sa stabilité," indique-t-il, ce qui devrait permettre de minimiser les risques d'altération dus aux intempéries.La reprise des travaux a été facilitée par un accord avec les assurances, qui couvre un montant de 3,75 millions d'euros pour la rénovation. La Région Normandie a trouvé une solution pour financer le reste des travaux.
Les déconstructeurs commenceront leur travail le 11 mai, et la reconstruction est prévue pour débuter en juillet. Avec cette nouvelle échéance, l’établissement devrait être opérationnel en juin 2027, juste à temps pour accueillir la rentrée scolaire. Hervé Morin, président du conseil régional, souligne que cette approche est préférable à de longues procédures judiciaires qui auraient alourdi les coûts et ralenti le projet : "On était parti pour une procédure judiciaire qui aurait duré cinq ou dix ans," déclare-t-il. Cela aurait occasionné des frais inutiles pour le chauffage et le gardiennage du site.
Le lycée international Louis de Broglie devrait accueillir près de 1000 élèves, dont une centaine d'étudiants internationaux, marquant une avancée notable pour le secteur éducatif de la région. Malgré le retard accumulé, le projet demeure une bouffée d'air frais pour l'éducation et le rayonnement international du Pays Normand.







