Ce mardi 19 mai, l'AOC Pécharmant a annoncé dans un communiqué qu'elle conservera le Canon français en tant qu'organisateur de son banquet des 80 ans, prévu le 24 octobre à l'Espace Étincelle de Bergerac (Dordogne). Cette décision survient malgré la demande d'annulation formulée par plusieurs partis de gauche en Dordogne.
Dans son communiqué, l'AOC Pécharmant a précisé qu'elle souhaite valoriser à travers ces célébrations le terroir et le patrimoine français. Cependant, des voix s'élèvent contre l'événement, notamment en raison des accusations de liens avec l'extrême droite, en particulier à cause de l'implication de Pierre-Édouard Sterin, un milliardaire ultraconservateur, parmi les actionnaires de l'entreprise.
Une enquête menée par France Inter a mis en lumière des propos racistes proférés lors d'événements passés, illustrés par des vidéos où l'on voit des saluts nazis lors d'un banquet récent à Caen.
Une campagne médiatique jugée stigmatisante
Les partis politiques, tels que le Parti Communiste, les Verts, la France Insoumise et le Parti Socialiste, ont demandé l'annulation de cette célébration qui affiche déjà complet, évoquant des "débordements inacceptables" lors d'autres événements similaires. La Communauté d’Agglomération Bergeracoise a discuté de l'événement lors d'une réunion le 18 mai, mais n'a pas pu prendre de décision, bien qu'elle soit propriétaire de la salle de l'Étincelle.
Face à ces critiques, la section AOC Pécharmant de la Fédération des Vins de Bergerac et de Duras a dénoncé "une campagne médiatique qui a stigmatisé l'événement". Elle a ajouté que son but reste "de créer un moment festif et convivial". "Nous souhaitons que nos vins soient partagés sur toutes les tables", a souligné l'AOC Pécharmant en confirmant que le Canon français reste son organisateur. Cette affirmation souligne la volonté de l'organisation de dépasser les controverses pour se concentrer sur la célébration de ses racines viticoles.







