Un huitième cas de tuberculose bovine a été confirmé dans l'Orne, comme l'indique le Groupement de Défense Sanitaire (GDS). Cette maladie infectieuse, qui peut également se transmettre à l'homme, est principalement localisée à Athis-Val-de-Rouvre, au nord de Flers. Huit élevages sont concernés, et de nombreuses vaches doivent souvent être abattues.
Parmi ces huit élevages, trois se trouvent à moins d'un kilomètre les uns des autres. Selon des agriculteurs locaux, cela fait plus d'une décennie qu'ils luttent contre cette problématique. "La situation est devenue critique", déclare un éleveur de la région.
Un secteur propice au développement de la maladie
Les spécificités environnementales d'Athis-Val de Rouvre favorisent la propagation de la tuberculose. D'après Sylvain Delye, agriculteur et président de la FDSEA, "les zones humides et les haies créent un microclimat dans lequel la pathologie peut se maintenir indéfiniment". Ce phénomène inquiète particulièrement les éleveurs, qui doivent faire face à des pertes économiques considérables.
Yvan Burel, président de la GDS de l'Orne, ajoute que d'autres maladies, comme la fièvre catarrhale ovine, d'une certaine manière "rendent cette maladie plus grave en affaiblissant encore plus les animaux". Les éleveurs de l'Orne doivent réaliser des mesures prophylactiques chaque année pour tenter d'endiguer le fléau.
Des faux positifs
Le processus de détection de la tuberculose bovine n'est pas exempt de complications. "Nous effectuons des tests sur tous les animaux, mais ces tests peuvent parfois donner des faux positifs", explique un vétérinaire local. "Les animaux suspects doivent être abattus, ce qui représente un coût élevé pour les exploitations".
En France, un vaccin n'existe pas à l'heure actuelle, mais l’INRAE et l'Institut national de la recherche agronomique travaillent sur des recherches pour développer un vaccin adapté. Les mois à venir seront critiques pour les éleveurs de l'Orne, qui espèrent un retour à la normale.







