Plus d'une semaine après que des accusations d'agressions sexuelles aient émergé concernant trois employés de la ville de Rouen, la mairie a décidé d'agir. Pour apaiser les craintes des parents d'enfants fréquentant la crèche Pierre de Lune et l'école du Hameau des Brouettes, une cellule psychologique sera mise en place dès ce lundi. ICI Normandie rapporte qu’Elizabeth Labaye, adjointe en charge de l’enfance, a souligné l'importance d'apporter une réponse concrète à la colère des parents.
Les inquiétudes demeurent fortes parmi les familles touchées, et pour répondre à cela, la mairie a élaboré une série de mesures. Dans un premier temps, un audit sera mené dans les établissements concernés pour identifier les éventuelles failles dans l'organisation et la sécurité des lieux. Comme l'indique Mme Labaye, l’audit se concentrera sur "l'organisation du travail et les zones sensibles" afin de proposer des améliorations.
Cellule psychologique
À partir du 1ᵉʳ juin, un dispositif d'accompagnement psychologique sera acté en partenariat avec le centre hospitalier du Rouvray. Les parents pourront bénéficier d'une ligne d'écoute au 02 32 95 11 13, ouverte du lundi au vendredi. Cette initiative vise à offrir un cadre de soutien, et au-delà de l'assistance psychologique, des échanges prévus dans l'après-midi permettront aux parents de s'exprimer en présence de professionnels formés pour collecter la parole des mineurs.
Parallèlement à cela, la mairie a mis en place une adresse e-mail (ecouteenfance@rouen.fr) pour recueillir toutes les questions et préoccupations des familles. Ces mesures sont prises dans un contexte où la confiance des parents a été sérieusement ébranlée, et où des voix s’élèvent pour demander une plus grande transparence et des actions concrètes pour garantir la sécurité des enfants dans les structures publiques.
De nombreux experts en psychologie infantile soulignent l'importance d'un soutien adéquat dans de telles situations afin de minimiser les impacts psychologiques sur les jeunes enfants, qui peuvent être affectés par ces événements traumatisants. La mise en place d’un tel dispositif à Rouen pourrait donc servir d’exemple pour d'autres municipalités dans des situations similaires.







