Depuis le 27 mai 2026, le personnel des urgences du centre hospitalier d'Alençon-Mamers participe à une grève illimitée à l'initiative d'une intersyndicale. Cette action fait suite à des fermetures répétées de lits, aggravant ainsi la surcharge de travail pour un service déjà débordé. Les temps d'attente, à leur tour, continuent de grimper, créant un climat de tension croissant, comme le souligne Sylvie Germond du syndicat Force Ouvrière.
"Nous avons observé 400 passages supplémentaires aux urgences comparativement à l'année dernière sur la période d'avril à mai", déclare-t-elle, rappelant les 17 lits fermés en mars dans divers services. La saturation des urgences est d’autant plus préoccupante pour les personnes âgées, souvent les plus vulnérables, qui subissent de plein fouet cette crise. "La perte d'autonomie et les conditions d’accueil inadaptées sont alarmantes", insiste Germond.
Des témoignages alarmants sur la réalité des urgences
Les témoignages affluent, décrivant une situation de plus en plus difficile pour les soignants. "Nos infirmières montrent un dévouement exceptionnel, mais la lassitude est palpable", explique Myriam Gherab, représentante CGT. "Elles sont épuisées et réclament des solutions immédiates." Les syndicats font état d'une attente pouvant aller jusqu'à 96 heures pour des patients qui devraient normalement être pris en charge entre 3 et 6 heures.
La direction face à la crise
Le quotidien révèle que 23 soignants gèrent en moyenne 135 malades par jour. Dans un communiqué transmis à ICI Normandie, la direction du centre hospitalier a assuré qu'elle cherche à mettre en œuvre des solutions à court et moyen terme pour améliorer les conditions de travail des soignants. "Nous sommes pleinement conscients de la gravité de la situation et œuvrons à engager un dialogue constructif", précise le communiqué.
La North French Health Authority souligne la nécessité urgente de réformes pour répondre à la crise des urgences, notamment à Alençon-Mamers. "Il en va de la sécurité des patients et du bien-être du personnel", conclut une source au sein de l'autorité. Ce conflit souligne les défis persistants du système de santé français, alors que le débat sur le financement des soins de santé et le besoin d'un personnel adéquat fait rage.







