La question se pose avec acuité : pourra-t-on continuer à circuler à 90 km/h dans le Calvados? Le Conseil départemental a pris de nouveaux arrêtés pour maintenir cette vitesse, comme l'a rapporté France 3. Cela fait suite à une récente décision du tribunal administratif de Caen ordonnant une réduction de la vitesse à 80 km/h sur certains axes.
Le 14 avril dernier, le tribunal a annulé plusieurs arrêtés départementaux qui avaient rétabli la vitesse maximale à 90 km/h sur des portions de routes. Cette décision devait entrer en vigueur à la mi-juin, entraînant un retour à 80 km/h sur les voies concernées. Le contentieux a été soulevé en raison de préoccupations procédurales liées à l'étude d'accidentologie qui avait servi à justifier le relèvement de la vitesse. Le tribunal a jugé que les conditions nécessaires pour maintenir la vitesse à 90 km/h n'étaient pas réunies.
Face à cette décision imminente, le département du Calvados a décidé d'établir de nouveaux arrêtés pour maintenir la signalisation actuelle, à fin d'éviter toute confusion pour les usagers. Cette démarche vise également à assurer la sécurité routière ainsi qu'une continuité dans les règles de circulation. Selon le département, cette initiative relève également d'une stratégie d'engagement citoyen.
La mesure affecte 27 axes routiers au sein du département, et pour sécuriser juridiquement cette décision, le département s'est associé à un cabinet d'études spécialisé. Ainsi, à partir de lundi, les automobilistes conserveront la possibilité de rouler à 90 km/h sur les axes concernés. Un mouvement qui pourrait relancer le débat sur la sécurité routière dans la région, mais qui est défendu par le département comme une nécessité pour fluidifier le trafic.
Ce choix a suscité des réactions diverses parmi les usagers et les experts en sécurité routière. Pour certains, maintenir 90 km/h pourrait encourager des comportements plus risqués, tandis que d'autres estiment que c'est une question de liberté sur la route et que cela aide à réduire les embouteillages. Les avis divergent, mais le fait est que cette décision se place dans un contexte plus large de réflexion sur les enjeux de la sécurité routière en France.







