20 Minutes avec AFP
Quatorze individus seront jugés devant le tribunal correctionnel pour leur implication supposée dans la mort de 31 migrants survenue en novembre 2021, selon une source proche du dossier et confirmée par le Parquet national anticriminalité organisée. Cet incident est confirmé comme le naufrage le plus meurtrier à ce jour dans la Manche.
Les accusés sont liés à des réseaux de passeurs et doivent faire face à des accusations d'homicides involontaires, de blessures involontaires, d'aide à l'immigration illégale en bande organisée et d'appartenance à une association de malfaiteurs, a indiqué le Pnaco.
Réseaux afghans et irako-kurdes impliqués
La plupart des accusés viennent d'Afghanistan et d'Irak. Ils sont soupçonnés d'avoir œuvré ensemble au sein de réseaux d'immigration illégale, visant à maximiser les profits sur le dos de migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni. Deux réseaux, afghan et irako-kurde, ont été identifiés.
Les rôles attribués aux accusés varient : certains ont agi comme organisateurs de la traversée, tandis que d'autres étaient chauffeurs ou fournisseurs de logements. Plusieurs d'entre eux contestent leur implication, certains se présentant même comme de simples migrants.
Matthieu Chirez, représentant de 113 parties civiles, a salué l'approche judiciaire annoncée, la considérant comme "une première étape pour établir les faits de ce naufrage tragique".
Parallèlement, une enquête continue concernant des militaires potentiellement impliqués dans cet incident. De nouvelles auditions ont eu lieu ces derniers mois, d'après les informations obtenues par l'AFP.
Ce volet de l'enquête concerne au moins sept militaires français, dont cinq du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez et deux marins du patrouilleur Le Flamant. Ils sont inculpés pour non-assistance à personne en danger.







