Récemment, la direction de l'université de Caen a formellement averti la section locale de l'Union nationale inter-universitaire (UNI) suite à la présence d'un crucifix dans leur local. Dans un email daté du 4 juin, la directrice générale a rappelé que l'utilisation des locaux devait respecter le principe de laïcité : « Lors d’une visite, les agents de l’université ont constaté la présence d’un crucifix dans votre local. »
Face à cet avertissement, l'UNI exprime son indignation, arguant que les règles de laïcité doivent être uniformément appliquées à toutes les organisations de l'université. L'association des étudiants musulmans de France (EMF) aurait également son local et organiserait des événements confessionnels, tels que des formations autour du ramadan et des iftars. Baptiste Gilli, délégué national de l’UNI, déclare : « L’EMF organise des activités religieuses dans l’université sans que cela ne pose problème ».
Les réseaux sociaux de l'EMF confirment ces allégations, avec plusieurs publications invitant à des iftars tout au long du mois de février. Par exemple, le 12 février, ils ont partagé une invitation sur Instagram pour un « iftar convivial » sur le campus. Le 20 février, un autre iftar a été annoncé dans une mosquée à proximité.
Les critiques de l'UNI soulignent ainsi ce qu'ils considèrent comme une application inégale du principe de laïcité, ce qui soulève des questions sur l'équité de traitement entre les différentes associations. Le symbole du crucifix est désormais au cœur d'un débat plus large concernant la liberté d'expression religieuse et la neutralité laïque dans le milieu universitaire.







