La Coupe du monde a débuté il y a une semaine et le Mexique, l'un des pays hôtes aux côtés des États-Unis et du Canada, met en avant le jeu de balle mésoaméricain (juego de pelota), un sport azteque pratiqué pendant des millénaires durant la période précolombienne.

Comme l'explique Excélsior, ce sport n'était pas simplement un divertissement ; il revêtait une dimension sacrée, symbolisant les mouvements solaires et lunaires.

Dans sa version la plus populaire, les joueurs devaient faire passer une balle de caoutchouc par des cerceaux verticaux fixés aux parois en pierre du terrain, une tâche délicate qui ne devait jamais aboutir à une chute de la balle, symbole de la déchéance solaire. Cependant, des spécialistes suggèrent l'existence de plusieurs variations et stratégies pour remporter le jeu.

Le gouvernement mexicain a donc décidé de revivifier ce sport ancestral. À l'occasion des festivités autour de la Coupe du monde, un tournoi inspiré du jeu de balle a été organisé dans l'un des quartiers de Mexico, Tlalpan, comme le rapporte El País América. Cette initiative s'inscrit dans une volonté de rendre la compétition accessible au-delà des seuls espaces de jeu classiques.

Le 13 juin, lors d'un grand défilé célébrant la Coupe du monde à Mexico, diversapanifications du jogo de pelota ont été mises en avant, entourées de danseurs et d'une "offrande anticipée" pour le jour des Morts, tel que le décrit El País.

Une image faussée

Néanmoins, cette initiative est loin d'être unanime. Selon El Universal, bien que le jeu de balle ait été pratiqué à des fins ludiques, il n'a « aucun lien avec le football moderne ». Cela remet en question le slogan des autorités, "La pelota vuelve a casa", qui évoque une connexion directe avec le football anglais.

L'éloignement entre l'ancien jeu de balle et le football contemporain sème également le doute sur les véritables motivations des autorités, qui semblent davantage concernées par des objectifs commerciaux et d'image plutôt que par la préservation d'une tradition.

El Universal souligne également les incohérences dans les représentations graphiques du jeu : « Certaines affiches montrent des joueurs embellis de manière extravagante, alors que des découvertes archéologiques suggèrent qu'ils étaient dépourvus de tels ornements et plutôt équipés pour se protéger durant la compétition. »