Le 14-Juillet approche et la dernière répétition du défilé aérien a eu lieu ce jeudi 9 juillet. Les préparatifs battent leur plein avec quelque 130 aéronefs, dont 14 venus de l'étranger, attendus pour cet événement d'exception au-dessus de la capitale.
Notre équipe de 20 Minutes a eu le privilège d'embarquer à bord d'un ALRS (avion léger de surveillance et de reconnaissance) qui s'associera à deux avions Atlantique 2 de la Marine nationale pour une patrouille traditionnelle. Le lieutenant-colonel Joe et son équipe sont impatients de faire leurs débuts dans un événement aussi prestigieux et avouent ressentir un mélange d'excitation et de stress positif avant cette répétition essentielle.
Un strict chronométrage
Le timing est crucial lors de ce défilé. Chaque coulée d'air et chaque minute compte. Pourtant, lors de cette répétition, l'équipage de l'ALSR a connu un retard de 25 minutes à cause d'un problème d'autorisation de vol. "On n’a pas vraiment besoin de ce genre de stress", plaisante le lieutenant-colonel Joe alors que le thermomètre frôle les 35 °C.
Malgré ce contretemps, les pilotes réussissent à rattraper leur retard et effectuent le vol comme prévu. Ils rejoignent leurs camarades de la Marine nationale pour effectuer un circuit d'attente, permettant de peaufiner leur coordination avant le grand jour.
Des manœuvres précises au-dessus de Paris
Plus de 130 appareils sont impliqués dans le plus grand défilé aérien depuis deux décennies, chacun ayant dû s'acclimater aux timings et aux formations. "Nous volons avec nos Atlantique 2 pour maîtriser l'art de former des patrouilles", insiste un des pilotes.
L’ALSR, en collaboration avec ses compères, fait des ronds en attendant l’heure fatidique pour entrer dans l’axe du défilé. La coordination est primordiale, car l’exigence de précision est de trois secondes, surtout au passage de la tribune présidentielle.
Un moment de partage rare
Alors que les pilotes s'approchent de l'axe des Champs-Élysées, la tension et l'excitation montent. "Quand nous passons au-dessus de Paris, nous avons à peine 20 secondes pour admirer le panorama", partage le lieutenant-colonel Joe après le survol de la ville. "C'est un véritable plaisir de pouvoir apprécier cette vue exceptionnelle."
A l’issue de cette répétition, l’équipage exprime sa satisfaction, tout en restant conscient que le vrai retour vient du sol. Chaque détail compte, comme le souligne l'un des officiers : "Ce défilé est minutieusement préparé par le CDAOA. Cette édition, marquée par le thème du réveil stratégique en Europe, honorera nos partenaires européens et les forces britanniques."







