Féminicide à Besançon : un ex-conjoint en garde à vue après un drame tragique

Un meurtre tragique soulève des questions sur la protection des femmes.
Féminicide à Besançon : un ex-conjoint en garde à vue après un drame tragique
L'homme a reconnu les faits peut de temps après le début de sa garde à vue. [GABRIEL BOUYS / AFP]

Une jeune femme de 32 ans a été tuée par balles jeudi matin devant son domicile à Besançon, provoquant une vive émotion dans la communauté. Son ex-partenaire, âgé de 34 ans, a été placé en garde à vue et a reconnu les faits au cours de son interrogatoire, selon les déclarations du procureur de la République, Cédric Logelin.

Les événements se sont déroulés vers 7 heures du matin, sur le parking de l'immeuble où résidait la victime. L’homme devrait prochainement être convoqué pour répondre d'une plainte déposée par la victime en février dernier pour « atteinte à la vie privée » peu après leur séparation. À l'époque, elle avait reçu un dispositif « Monshérif », permettant d'alerter en cas de danger. Malgré cette mesure, aucune menace ou acte de violence n'avait été signalé aux autorités concernant la relation entre les deux anciens partenaires.

Un parcours judiciaire lourd de conséquences

L'homme en question n'est pas étranger aux déboires judiciaires : entre 2019 et 2024, il a été condamné pour divers actes de violence, y compris du harcèlement moral sur une précédente compagne. Dans ce contexte alarmant, le ministère de la Justice a souligné l'importance d'une surveillance renforcée pour prévenir de telles tragédies.

En dépit des alertes et du suivi judiciaire, rien n'a empêché l'issue fatale de ce drame. Ce week-end, environ 600 personnes se sont réunies à Besançon pour rendre hommage à la victime lors d'une manifestation contre les violences faites aux femmes. La situation actuelle rappelle qu'en France, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou de tentative de féminicide chaque jour. Les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) soulignent une hausse préoccupante de ces tragédies.

Le rapport de Miprof pour 2024 fait état de 107 féminicides conjugaux, 270 tentatives de féminicide conjugal et 906 cas de harcèlement ayant conduit à des suicides ou tentatives de suicide. Cette affaire tragique survient à quelques jours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, prévue le 25 novembre.

Lire aussi

Une statue floutée sur France 2 : la polémique enfle
France 2 s'excuse après le floutage d'une statue classique, soulevant questions et polémiques en France.
20 mai
la faillite d'un projet ambitieux : la piscine de trouville abandonne
découvrez comment la nouvelle maire de trouville abandonne le projet de complexe nautique au profit d'une rénovation de la piscine intérieure. un changement qui suscite des réactions mêlées parmi les habitants.
20 mai
L'enquête qui secoue Edouard Philippe : détournements et harcèlement révélés
Edouard Philippe, ancien Premier ministre, fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds et harcèlement moral au Havre. Détails d'une affaire qui pourrait influencer sa candidature à la présidentielle de 2027.
20 mai
Juno Beach parie sur la mémoire des enfants de 1944 pour une exposition unique
Le centre Juno Beach lance un appel aux Normands pour identifier des enfants photographiés à Caen en 1944. Participez à cette quête de mémoire.
20 mai
Eure : un anesthésiste face à la justice pour des violences sexuelles sur ses patientes
Un anesthésiste de 63 ans est jugé à huis clos pour viols et agressions sexuelles dans l'Eure. La décision est attendue ce vendredi.
20 mai
La Région Normandie se retire de l'organisation des concerts de l'Armada 2027
En 2027, la Région Normandie ne gérera plus les concerts de l'Armada, un changement pour cet événement emblématique.
20 mai