La commune de Lavernose-Lacasse, comme d'autres localités voisines, a été particulièrement touchée par le passage de la tempête Nils, qui a nécessité l'action rapide des élus et des employés communaux pendant plusieurs jours.
Le premier signe de l'impact de cette tempête a été l'état dégradé des arbres. En effet, des rafales de vent atteignant jusqu'à 125 km/h ont provoqué la chute d'un sapin et de deux vieux tilleuls dans le parc du château. Au Calvaire, des acacias ont également été renversés. Un imposant sapin est tombé sur la clôture du stade, tout comme un chêne vert de 40 ans, près du rond-point reliant Bérat, Lherm et Saint-Hilaire. Un tilleul a subi le même sort dans l'espace vert attenant au parking de l'église. L'équipe municipale a rapidement entrepris l'évacuation de ces débris.
Le deuxième effet notable a été la montée des eaux. Après le passage de Nils, des pluies persistantes, cumulant 150 mm au cours des trois dernières semaines, ont aggravé une situation déjà critique en raison de sols saturés. Un résident a affirmé : "Les routes se sont transformées en rivières, rendant l'accès difficile. La route de Toulouse a dû être fermée pour assurer la sécurité des habitants." Les préparatifs antérieurs ont permis de protéger certaines habitations grâce à des travaux d'enlèvement des embâcles. Cependant, des plaques d'eau ont entravé les accès aux communes voisines et la Louge, débordant, a créé des problèmes de drainage.
Ces fortes précipitations ont malheureusement engendré la saturation du réseau d'assainissement, provoquant des remontées d'eaux usées dans des logements situés en contrebas. Malgré la mise en œuvre de stratégies par le Sivom SAGe pour atténuer cette situation, des incivilités comme le rejet d'eaux de sous-sols dans le réseau d'assainissement ont aggravé le problème. Des tests de fumée pour analyser le réseau sont actuellement en cours.
En outre, des infiltrations d'eau dans les bâtiments communaux, en particulier les écoles, ont exigé une attention particulière. Des travaux sont prévus pour atténuer ces problèmes, notamment au pont de Lacasse, en réponse à une étude menée par la Gemapi, qui évaluera les dégâts sur les berges de la Louge.







