À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la sécurité à Flers, dans l’Orne, se retrouve au cœur des préoccupations des candidats. Deux des trois prétendants au poste de maire, Jean-François Brisset, représentant divers droite, et Lori Helloco, issu de la gauche diversifiée, jugent nécessaire un renforcement des mesures de sécurité. Mais cette urgence est-elle fondée ?
Brisset a mis en avant l’idée d'armer la police municipale et de mieux exploiter le parc de caméras de surveillance
, tandis qu'Helloco souhaite étendre la vidéoprotection et accroître les horaires d’intervention des agents durant le weekend
. Chacun semble donc s’accorder sur un constat partagé : la sécurité à Flers est insuffisante.
Les étudiantes-chercheuses de l'Institute des Sciences Sociales, interrogées sur le sujet, soulignent le besoin de différencier entre sentiment d’insécurité et réalité des faits. La perception d’insécurité peut parfois être amplifiée par des médias et réseaux sociaux qui focalisent sur des incidents isolés,
affirment-elles. Les statistiques de la délinquance, notent-elles, montrent une stabilité des taux d'infractions dans la région ces dernières années, comme le mentionne un rapport de l'INSEE.
Les électeurs sont divisés : certains soutiennent ces mesures de sécurité en vue de protéger la population, tandis que d'autres craignent un état d’urgence qui pourrait amener à une militarisation des forces de l'ordre. Il est essentiel d'écouter les habitants et d'adapter les réponses aux véritables besoins de la communauté,
déclare un habitant de Flers.
Alors que les candidats s’affrontent sur ce terrain délicat, il est inévitable de se poser la question : la sécurité est-elle réellement compromise à Flers, ou s'agit-il d'une perception exacerbée ?







