L'édition annuelle du Salon de l'agriculture, qui ferme ses portes ce dimanche, est marquée par une affluence en berne. De nombreux exposants, affectés par l'absence de bovins, se disent insatisfaits de cette édition. Sans les majestueux animaux qui attirent habituellement une foule nombreuse, les allées se sont vidées, contrairement aux années précédentes où il était difficile de se déplacer.
Les éleveurs, inquiets pour la santé de leurs troupeaux en raison d'une épidémie de dermatose bovine, ont pris la décision de ne pas participer. Par exemple, "Biguine", la célèbre vache brahman, qui devait représenter le Salon, n'est présente que sous forme d'hologramme. Un visiteur, Laurence, venue de l'Allier, témoigne : Je n'ai vu Biguine qu'en hologramme, mais j'ai tout de même acheté sa peluche pour ma nièce.
Emmanuel Mary, éleveur d'ovins et de bovins, critique vivement cette édition : C’est sans doute la pire que j’ai connue.
Passionné de son métier, il regrette que l'événement ressemble davantage à un centre commercial qu'à une véritable foire agricole. Où sont les gens des campagnes ?
s'interroge-t-il.
La baisse d'affluence est alarmante, avec une diminution de 25% des visiteurs au début du Salon selon des sources indiquant des statistiques de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles. Cette situation soulève des questions sur l'avenir de cet événement emblématique, tant pour les exposants que pour le grand public.
Une telle situation ne passe pas inaperçue, et des experts chez FranceAgricole s'interrogent sur les implications économiques et sociales de cette édition. Convaincus de l'importance de renouer le lien entre agriculteurs et consommateurs, ils appellent à une revitalisation du Salon lors des éditions futures.







