Les élèves de CE1 de Fanny Gomez, la directrice de l'école Michelet de Rouen, ne pourront pas retrouver leur maîtresse en ce lundi de rentrée, car elle est coincée à Dubaï avec son mari et ses deux enfants. Les répercussions des frappes iraniennes contre plusieurs pays du Golfe et les attaques israéliennes et américaines contre l'Iran ont pris de court cette famille en vacances.
Confinés à l'hôtel
"Nous revenions des Seychelles, en escale à Dubaï depuis jeudi", témoigne Fanny Gomez. "En visitant la ville, nous n'avions aucune idée de l'escalade des tensions, jusqu'à ce qu'un message nous alerte. En rentrant à notre hôtel, nous avons compris que Dubaï était frappé par des attaques."
Avec leurs deux enfants de cinq et huit ans, Fanny et son mari ont choisi de se confiner dans leur hôtel. "Notre vol prévu cette nuit a été annulé à la dernière minute, et le flou s'est installé dès lors que nous avons reçu la notification trop tardivement".
La compagnie aérienne Emirates injoignable
Malgré leurs efforts pour contacter la compagnie aérienne Emirates, la famille n'a reçu aucune réponse. "Nous avons tenté de les joindre près d'une centaine de fois sans succès. Nous avons essayé le service client par tous les moyens possibles, y compris WhatsApp, mais c'est réservé aux clients premium". Selon elle, les autorités françaises restent également injoignables : "Leurs consignes sont de nous orienter vers Emirates, mais nous ne pouvons les joindre".
Un climat de tension palpable
Cloîtrés dans leur hôtel, ils ignorent combien de temps ils resteront ainsi. "Nous entendons des bruits sourds apparemment liés aux attaques. Cela crée une anxiété permanente pour nous et nos enfants. Nous tentons de préserver l'ambiance pour eux en jouant à des jeux".
Tout en espérant un retour rapide en France, la famille se sent abandonnée par les autorités. "Il semblerait que des vols de rapatriement soient envisagés, mais il n'y a pas d'informations officielles à notre sujet".
Les parents des élèves informés
Fanny a su prévenir l'administration de l'Éducation nationale de son absence. "J'ai informé l'inspectrice et les parents d'élèves de notre situation. Je suis très préoccupée par les conséquences sur le bon déroulement de l'année scolaire", confie-t-elle. Cette crise met en lumière des tensions qui touchent également d'autres familles concernées.
Fanny se montre empathique envers ses collègues en ce début d'année. "Cette situation est difficile pour tout le monde. Les élèves devront faire face à un changement inattendu, et je ressens une grande responsabilité de ne pas être là pour eux".







