La question de l'organisation d'une commune nouvelle est au cœur de la campagne électorale. Trois listes ont officiellement été déposées pour les élections des 15 et 22 mars. Toutefois, c'est la problématique de l'identité et de la proximité qui domine le débat sur le terrain.
Un maire délégué aux enjeux cruciaux
Depuis dix ans, la fusion de huit communes a donné naissance à Vire-Normandie. Bien que chaque entité conserve son maire délégué, c'est un seul maire qui sera élu pour représenter l'ensemble de la commune lors du prochain scrutin. Cependant, cette organisation semble plus complexe dans la réalité.
À Coullonces, un habitant, Xavier, ne s'embarrasse pas de complications : « Pour moi, c'est le maire de ma commune, le maire délégué. » Il confie qu'en cas de besoin, il préfèrerait se tourner vers cet élu local plutôt que le maire de Vire-Normandie. Un sentiment partagé par de nombreux citoyens rencontrés sur le marché de Vire. Nicole exprime son regret de ne pas pouvoir voter pour son maire délégué, soulignant l'attachement à Vire tout en reconnaissant la diversité des personnalités communales.
Des candidats à l'écoute des attentes locales
Les candidats sont unanimes sur ce sujet : la nécessité d'une proximité accrue avec les électeurs est inéluctable. Pascal Martin, médecin local et habitant de Truttemer-le-Grand, insiste sur l'importance d'adopter une transition progressive vers une commune unifiée. Selon lui, « On est d'accord pour arriver à la commune nouvelle, totale, fusionnelle, mais à vitesse humaine. »
Eddy Coutard, un autre candidat investi dans le tissu associatif, propose de réorganiser la gouvernance en supprimant certains postes pour faire des économies, allant jusqu'à suggérer que le maire de Vire-Normandie pourrait prendre en charge les fonctions des maires délégués. « Cela pourrait réaliser une économie significative de 190 000 euros par an, » argue-t-il.
Un besoin de coopération renforcée
Régis Picot, adjoint sortant, appelle à une évolution de la méthode de gouvernance en favorisant davantage de collaboration. « Actuellement, si Roullours a des projets, il discute uniquement avec les élus de Roullours. » En cas d'élection, il promet que l'équipe municipale travaillera collectivement sur les projets de toutes les communes déléguées.
Des idées pour l'avenir du collège de Vire
Le sujet du collège de Vire, fermé depuis deux ans, reste une préoccupation partagée par tous les candidats. Régis Picot propose d'en faire un lieu culturel, tandis que Pascal Martin plaide pour un retour aux aspects éducatifs, suggérant d'y installer un centre de formation. Eddy Coutard, qui a milité pour garder le collège ouvert, souhaite voir ce bâtiment devenir un pôle sport-santé, mais rêve aussi de sa réouverture.
À Vire-Normandie, où trois candidats se disputent la mairie - Pascal Martin, Régis Picot et Eddy Coutard - la question de l'identité et de la proximité avec les élus sera cruciale pour l'avenir de cette commune nouvelle.







