Capucine Becquet, avec d'autres membres de son collectif, a initié un questionnaire en ligne afin de recenser les situation des malades et de leurs aidants. Leur objectif est clair : interroger le ministère de la Santé sur la mise en place d'une plateforme prévue par la loi de 2022, destinée à soutenir les malades chroniques du Covid.
Malgré un sourire qui cache une réalité douloureuse, Capucine, une habitante de La Neuville-Chant-d'Oisel, parle de son quotidien empli de limitations. "Aujourd'hui, ma vie est réduite à mon canapé, quelques courses et des séances de rééducation. Je souffre de problèmes de concentration et de mémoire. Suivre une conversation est devenu un défi pour moi," explique-t-elle, visiblement touchée.
Des années d'errance et de déni médical
Infectée par le Covid en mars 2020, Capucine ne présente à l’époque aucun facteur de risque. Pourtant, las de sa détresse respiratoire et d’une sensation d’errance médicale - "On me disait que c’était dans ma tête et on voulait me prescrire des antidépresseurs," témoigne-t-elle - elle n'a obtenu un diagnostic d'embolie pulmonaire que trois ans plus tard. Aujourd'hui, reconnue en invalidité, elle se bat pour lever le déni médical qui entoure encore le Covid long.
La jeune femme implore : "Il devrait exister des centres Covid long partout en France. Moi, j'ai dû parcourir 900 kilomètres pour trouver un centre adapté !" Son cri de désespoir est rejoint par de nombreux témoignages similaires, prônant pour une reconnaissance accrue de la maladie.
Un questionnaire en ligne pour recenser les situations des malades
Le collectif, qui rassemble actuellement sept femmes en France, partage des expériences de souffrance physique et psychologique, souvent aggravées par un isolement social persistant. "Les gens essaient d'oublier, mais nous, nous ne pouvons pas. Nous vivons avec," conclut Capucine. Cette initiative de questionnaire vise à rendre audible leur réalité et à encourager la signature tant attendue du décret d'application de la loi de 2022.







