Des familles, amis et bénévoles, au nombre d'une quarantaine, se sont réunis le 14 mars pour replanter sur une parcelle de 2,5 hectares de l'oliveraie bio de Marisa Bousselaire à Saint-André-de-l'Eure. En août dernier, à leur retour de vacances, Marisa et son mari, Nicolas, avaient découvert que leurs 722 jeunes oliviers avaient été arrachés.
Bien qu'une plainte ait été déposée, l'identité des vandales reste inconnue. Toutefois, le couple a choisi de ne pas se laisser abattre et a décidé de recommencer avec le soutien de leurs proches.
"Nous enlevons actuellement le plastique de protection autour des jeunes oliviers," explique Sabrina, une amie. "Ensuite, nous allons recouvrir les racines. Nous sommes les petites mains qui travaillent avant les gros bras qui installeront des tuteurs." Ce sont ces gros bras qui enfoncent les tuteurs en bois dans le sol. Selon Nicolas, "Ces tuteurs sont essentiels pour protéger les jeunes oliviers contre les chevreuils et les lièvres. Ils permettent aussi de les guider dans leur croissance".
Pour cela, Nicolas utilise un enfonce-pieu thermique. "On a investi dans cet outil, car travailler à la main est épuisant. C'est efficace et bien plus rapide, même si c'est lourd".
Pierre, un ami du couple, explique sa motivation : "Je suis ici avec mes enfants pour leur transmettre des valeurs liées à la nature. Je trouve complètement inacceptable qu'on puisse vandaliser des oliviers en toute gratuité".
L'esprit d'entraide et de solidarité prime sur l'acte isolé
En août dernier, une cagnotte en ligne avait permis de récolter plus de 10 000 euros, permettant de racheter de nombreux plants d’oliviers en provenance du Portugal, d’où est originaire Marisa. "Ce projet me tient à cœur et montre que la solidarité est bien plus forte que cet acte isolé. Nous devons continuer à avancer," déclare Marisa avec une détermination chaleureuse.
Deux associations de défense de la biodiversité ont également apporté leur soutien. Corinne Delor, présidente de Cap au Vert, se réjouit : "Participer à la plantation, c'est une belle manière de défendre la biodiversité".
Bien que cultiver des oliviers en Normandie ne soit pas habituel, Marisa est optimiste quant à l'avenir : "J'espère produire dans quelques années une huile d'olive bio du terroir normand." Cependant, elle sait qu'il faudra faire preuve de patience : un olivier nécessite de cinq à sept ans pour donner des fruits.







