Le 18 juillet, Jean-Paul Delevoye a présenté ses recommandations pour un système de retraite universel à points. Après 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux et les citoyens, il a répondu aux préoccupations actuelles des Français.
Un système pour tous
À partir de 2025, le système de retraites français sera unifié, remplaçant les 42 régimes en vigueur, y compris la caisse complémentaire des salariés. Tous les travailleurs seront concernés, et la génération née en 1963 sera la première à bénéficier de ce changement. Ce nouveau dispositif reposera sur un principe de répartition : les cotisations des actifs financeront les pensions des retraités. Les points de retraite seront attribués à chaque euro cotisé, assurant une équité entre les différentes professions.
Des modifications notables sur les retraites
- L’âge légal de départ à la retraite restera à 62 ans, mais le taux plein sera fixé à 64 ans, avec des pénalités financières pour ceux qui choisiraient de partir plus tôt.
- Une décote de 5% par an sera appliquée aux départs anticipés, tandis qu’une surcote de 5% par année supplémentaire travaillée augmentera à vie la pension des intéressés.
Une majoration de points sera également accordée pour chaque enfant, avec des modalités de partage entre les parents. De plus, un montant minimum de retraite équivalent à 85% du Smic net sera introduit.
Le régime de réversion et ses évolutions
Les droits à réversion seront maintenus sans changement pour les actuels bénéficiaires, mais une refonte sera proposée pour les nouveaux retraités. Cela inclura un système simplifié où le conjoint survivant pourrait toucher 70% des retraites cumulées du couple.
Points de solidarité et cotisations
Des points de solidarité seront attribués lors de périodes de chômage, maternité, ou maladie, renforçant ainsi le lien entre cotisations et droits à retraite. Le taux de cotisation pour tous les secteurs sera harmonisé, avec une part des primes prise en compte pour le calcul des pensions.
Les fonctionnalités actuelles, telles que le cumul emploi-retraite, seront également améliorées, permettant aux retraités de continuer à travailler sans perdre leurs droits. En ce qui concerne la pénibilité, des mesures de départ anticipé seront mises en place pour certaines professions à risque.
Enfin, Jean-Paul Delevoye a rassuré quant à la préservation des droits acquis au 1er janvier 2025, en assurant une transition en douceur vers ce nouveau système. À l’heure actuelle, des discussions se poursuivent, avec une mobilisation prévue le 21 septembre, alors que le projet de loi est attendu au printemps à suivre.







