Cet automne, des chefs comme Pierre Hermé, Philippe Conticini et Yan Le Gall explorent les traditions pâtissières asiatiques en réinterprétant les mooncakes, fortune cookies et roll cakes japonais. L'influence extrême-orientale inonde les confiseries françaises comme jamais auparavant.
Pierre Hermé, emblème de la pâtisserie française, choisit cet automne de célébrer la culture chinoise avec ses mooncakes revisités. Ces douceurs traditionnelles, célébrées lors du changement de solstice, sont disponibles jusqu'à la fin octobre dans des saveurs audacieuses telles que chocolat-caramel moelleux ou praliné-sésame. La forme reste fidèle à son origine, ronde et ornée d'une illustration luxueuse.
Philippe Conticini, une autre icône de la pâtisserie, propose bientôt une version moderne des fortune cookies, biscuits originaires de la communauté chinoise aux États-Unis. Prevus pour mi-novembre, ces biscuits croustillants posséderont une touche de noix de coco, tout en préservant l'aspect ludique qui les rend si appréciés.
Des créations novatrices
Cette tendance ne se limite pas à de simples adaptations; elle est le reflet d'une évolution dans l'art de la pâtisserie. Yan Le Gall, un talent émergent, redéfinit les roll cakes japonais avec des créations uniques. Le pâtissier se laisse inspirer par les possibilités infinies de ce gâteau moelleux, combinant différentes textures et saveurs pour capturer l'intérêt des amateurs de sucré.
Mathilda Motte, passionnée par les mochis, voit elle aussi une avenue pour l’innovation. Ces douceurs japonaises sont au centre de son projet de livre Mochi Mochis, où elle explore leur potentiel en les mariant à des classiques tels que le Paris-Brest et la Forêt-Noire. Pour elle, la pâtisserie japonaise enseigne l’importance de la concentration et de la perfection dans chaque geste créatif.
Un mariage de cultures
Ce ressenti pour les saveurs asiatiques s'inscrit dans un échange culturel enrichissant. Mathilda Motte souligne la valeur partagée autour de la recherche de l'esthétique et de l'excellence. Les chefs français prennent ainsi le temps de s'initier à des techniques asiatiques, alors qu'en parallèle, le Japon célèbre depuis longtemps l'influence française.
En attendant que la pâtisserie asiatique devienne courante dans les vitrines françaises, des chefs expatriés, comme Sadaharu Aoki, revisitent les classiques avec des saveurs asiatiques, des macarons wasabi-raifort aux croissants au matcha. Cela témoigne d'un mariage fructueux entre deux traditions gastronomiques.







