La consommation de bacon et d'autres graisses saturées d'origine animale pourrait gravement affecter la fertilité masculine, d'après une étude parue dans le DailyMail.
Les viandes transformées telles que les saucisses, le saucisson, et le jambon, riches en acides gras trans, en sel et en conservateurs, semblent être liées à une chute significative de la fertilité. Cette analyse menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health sur une durée de sept ans a porté sur l'alimentation de 141 hommes.
Des résultats préoccupants
Les résultats sont accablants : les hommes ayant une consommation régulière de bacon et de viandes transformées, y compris les produits fumés ou salés, ont montré une diminution de 34% de leur capacité à concevoir un enfant. À l’inverse, ceux qui privilégiaient la volaille avaient 20% de chances en plus de devenir pères.
Myriam Afeiche, chercheuse au département de Nutrition à Harvard, déclare : "Les viandes sont une source majeure de graisses saturées, ce qui est lié à une réduction du nombre de spermatozoïdes, tant chez les hommes d'une clinique de fertilité que chez la population générale." Elle note également que ces hommes affichent souvent un indice de masse corporelle élevé et consomment beaucoup d'alcool, de caféine et de graisses, tout en ayant une faible consommation de glucides.
Une confirmation de précédentes études
Cette recherche renforce les conclusions d'une étude antérieure publiée dans la revue Human Reproduction, qui soulignait qu'une alimentation trop riche en graisses compromettait la qualité du sperme. Les résultats indiquaient que les hommes qui consommaient davantage d'oméga-3, présents dans les poissons et certaines huiles végétales, avaient en moyenne un nombre plus élevé de spermatozoïdes de forme normale par rapport à ceux qui en consommaient moins.
Il est établi qu'une consommation excessive de graisses alimentaires entraîne un sperme "déficitaire". Les sujets avec les régimes les plus riches en graisses ont affiché une réduction de 43% du nombre de spermatozoïdes et une concentration de sperme diminuée de 38% par rapport à ceux ayant une faible consommation de graisses.







