Un incident inattendu a eu lieu lors des élections municipales à Saint-Brice, en Seine-et-Marne. En effet, un code-barre a été accidentellement masqué sur un bulletin, ce qui a conduit à sa première validation comme nul avant qu'il ne soit finalement accordé de la validité par la justice. Le village se prépare donc à un nouveau scrutin afin de départager le maire en poste et sa première adjointe, qui avait initialement remporté le premier tour avec une seule voix d'écart.
Dans un jugement rendu le 17 avril par le tribunal administratif de Melun, il a été confirmé que les résultats du premier tour, qui s'est déroulé le 15 mars, nécessitent une rectification, engendrant l'organisation d'un second tour. Ce jugement a été annoncé dans un communiqué officiel.
Deux listes à égalité parfaite
Le tribunal a validé un bulletin où le code-barre obscurcissait le nom d'un candidat, en précisant que ce dernier ne constituait pas une marque de reconnaissance prohibée par l'article L. 66 du code électoral, et que le bulletin reflétait clairement l'intention de l'électeur de soutenir la liste du maire sortant. Des experts soulignent que cet incident souligne la nécessité d'améliorer les procédures électorales.
Selon la décision de justice consultée par l'AFP, il a été établi que le code-barre était un traceur de production, inséré automatiquement par la société imprimant les bulletins, et ne portait aucun caractère délibéré. À la suite de cette rectification, les deux listes se retrouvent à égalité, chacune ayant recueilli 178 voix. Le maire désigné après le premier tour a choisi de ne pas commenter cette situation étrange.







