Le tribunal administratif de Melun a pris une décision surprenante ce vendredi 17 avril, annulant l’élection municipale du village de Saint-Brice en Seine-et-Marne. Les deux listes candidates ont terminé à égalité parfaite, obligeant ainsi à organiser un nouveau scrutin. La maire sortante, Marie-Pierre Mothré, a la possibilité de contester cette décision.
À Saint-Brice, une commune de 870 âmes, il faudra retourner aux urnes. Le tribunal administratif a confirmé que, suite à une erreur dans le dépouillement, le premier tour des élections municipales de 2026 n'était plus valable. Marie-Pierre Mothré, initialement élue le 15 mars, se retrouve donc déchue de son poste, sauf si elle décide de faire appel devant le Conseil d’État dans un délai d’un mois.
Lors du premier tour, sa liste, intitulée « Un nouveau souffle, une autre vision », avait remporté les suffrages avec 178 voix (50,14 %) contre 177 voix (49,86 %) pour la liste du maire sortant, Bernard Langlet, « Saint-Brice - notre village - notre avenir ». Les élus avaient été installés le 21 mars, mais un seul bulletin de vote a tout bouleversé.
Un caractère purement accidentel
La situation provient d’un bulletin déclaré nul le 15 mars, sur lequel un code-barres masquait le nom d’un candidat, ce qui a affecté les résultats. Bernard Langlet, maire depuis 2020 et à l’origine du recours, a expliqué : « J’avais dit qu’il était valable. » Le tribunal a jugé que ce code-barres, produit par une erreur d’impression, ne remettait pas en cause l’intention de vote, illustrant ainsi la volonté de l’électeur.
Selon les déclarations du tribunal, ce bulletin ne modifie pas les intentions des électeurs, ce qui a conduit à prononcer l’annulation de l’élection et à ordonner un second tour. Cela laisse la commune dans une situation d'incertitude, notamment concernant le budget voté après le conseil d'installation.
Une situation incertaine
Ce résultat, plaçant les deux listes à égalité avec 178 voix chacune, crée une tension palpable dans la commune en attendant le retour aux urnes. Quelle sera la suite pour les décisions budgétaires déjà prises lors du conseil municipal ? L’avenir reste flou.
Marie-Pierre Mothré a donc un mois pour contester cette décision. Si un appel est intenté, la situation sera suspendue jusqu'à ce que le Conseil d’État rende son verdict. La maire n’a pas encore répondu aux requêtes de presse concernant son intention d’agir.







