Un millésime qui peine à surprendre, entre étoiles et attentes déçues.
Cent ans, c'est un parcours impressionnant. Initialement, le Michelin promettait un guide pétillant et audacieux, mais il s'est finalement transformé en un millésime plutôt fade.
Promotions attendues et déceptions
À quelques jours de la parution du guide, Marc Veyrat, de l'Auberge de l'Éridan à Annecy, annonçait son intention de rendre ses trois étoiles en raison de problèmes de santé. La situation des chefs étoilés se démarque également avec des figures emblématiques comme Olivier Roellinger qui, au sommet de son arte, a choisi de réduire son activité. Ces choix laissent une impression mitigée sur la promotion 2009, marquée par l'entrée prévisible d'Éric Frechon au Bristol à Paris, une récompense attendue depuis longtemps par ce chef formé à la bistronomie. Frechon a su séduire le Michelin grâce à une cuisine de qualité et un environnement médiatique favorable.
Le palmarès et ses controverses
Un des ajouts notables cette année est celui de Michel Roth au Ritz de Paris, qui, sans changer sa cuisine, voit ses deux étoiles confirmées. De même, la montée en Grade de Rabanel à Arles pour sa cuisine d'auteur suscite l'intérêt. En revanche, la double étoile accordée à Mathieu Vianney à la Mère Brazier à Lyon fait débat. Sa cuisine est solide, mais cette distinction semble aussi porter une empreinte politique, soutenue par des figures comme Paul Bocuse.
Les oubliés du guide
Le guide, malgré ses choix souvent discutables, reste précieux pour son référencement d’adresses offrant un bon rapport qualité-prix. Nombreux sont les bistrots qui auraient mérité une mention, notamment ceux qui proposent des cuisines étrangères innovantes. Ce réflexe de négliger certaines options témoigne de l'ambivalence d'un guide ancré dans ses traditions alors que la gastronomie évolue rapidement.







