Les stéréotypes affirment souvent que les jeunes seraient des champions de l’écologie tandis que les seniors seraient apathiques. Cependant, une étude récente du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) en 2019 remet en question cette vision manichéenne.
Les chiffres qui parlent
L'étude a évalué la sensibilité environnementale sur une échelle de 1 (indifférence) à 7 (hyperattention) et a révélé un score moyen de 5,21 pour les plus de 70 ans, contre 4,96 pour les moins de 25 ans. Ces résultats illustrent une prise de conscience des enjeux environnementaux qui transcende les générations.
Les résultats de l'Ademe
Un autre baromètre de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publié en décembre 2020 montre que 71 % des jeunes de 15 à 24 ans et 64 % des seniors de plus de 65 ans reconnaissent le réchauffement climatique comme une réalité scientifique. Ceci souligne que l'environnement est en tête des préoccupations pour les jeunes et arrive en deuxième position pour les plus de 69 ans, après l'emploi.
Une priorité partagée
Un sondage Kantar de décembre 2020 indique que 49 % des Français considèrent l'agriculture durable comme la priorité environnementale, chiffre qui grimpe à 60 % pour les plus de 65 ans. Ces résultats démontrent que l’intérêt des aînés pour les questions écologiques est non seulement présent mais également essentiel. Ainsi, le prétendu désintérêt des seniors en matière d'écologie mérite d'être mis en perspective.
Serge Guérin est professeur de sociologie à l’Inseec SBE et auteur de Les Quincados, publié chez Calmann-Lévy.







