Des personnalités éminentes de la gastronomie parisienne s'évadent dans la nature, cultivant leurs potagers pour offrir une cuisine authentique et philosophique.
Les chefs Cybèle Idelot, Thomas Benady, James Henry et Amélie Darvas rejoignent les Yvelines, la Manche, l'Essonne et l'Hérault, où ils redéfinissent leur relation à la gastronomie. Chacun a ouvert son propre établissement tout en créant un potager. Leur but : plonger les mains dans la terre pour cultiver les produits qu'ils utilisent en cuisine, favorisant ainsi une "reconnexion au vivant".
Un retour aux sources pour les chefs
Ce mouvement vers l'agriculture ne surprend guère. Depuis plusieurs années, les chefs valorisent la relation avec leurs fournisseurs, intégrant des produits locaux et de saison. Par exemple, les agrumes de Bachès, les salaisons d'Ospital, et les huiles d'olive de Casanova ornent leurs menus. Contrairement à des chefs comme Alain Passard, qui exploitent ses jardins pour un approvisionnement indirect, ces chefs désirent un contact direct avec leurs cultures, ouvrant un restaurant à proximité de leurs plantations.
Un lieu de travail inspirant et collaboratif
Avoir leur propre potager permet à ces chefs de cultiver des variétés spécifiques et de s'impliquer dans la gestion du sol. En parallèle, ils réifient les structures de travail en adoptant des rythmes plus respectueux pour leurs équipes. L'accent est mis sur le travail d'équipe, transformant le jardin en un terrain de cohésion.
Portraits de chefs engagés
Amélie Darvas et Gaby Benicio : Âponem, l'Auberge du Presbytère
Amélie et Gaby, après une étoile Michelin à Paris, ont trouvé en 2018 leur lieu de rêve à Vailhan : un presbytère entouré d’un potager florissant. Elles cultivent des ingrédients frais qui font la magie de leur cuisine.
Thomas Benady : L'Auberge Sauvage
Resté proche des valeurs de saison, Thomas a ouvert son auberge à Servon, dans un jardin de presbytère du XVIe siècle. Il y cultive même des produits tout en mettant l'accent sur le local.
Cybèle Idelot : Ruche, au Domaine Les Bruyères
Cybèle, engagée dans un modèle zéro déchet, a élargi son projet avec un potager de 2000 m² à Rambouillet. La majorité des légumes de son restaurant proviennent de sa propre culture.
James Henry et Shaun Kelly : Le Doyenné
Après plusieurs années, James et Shaun ont ouvert leur restaurant en Essonne, s'appuyant sur un potager cultivé avec soin, qui fournit jusqu'à 95% des besoins pendant l'été.







