La hausse des retraites complémentaires Agirc-Arrco, prévue pour le 1er novembre, pourrait ne pas refléter l'évolution de l'inflation, suscitant des inquiétudes chez les 13 millions de bénéficiaires. En perspective, une augmentation nettement inférieure de 0,5 point par rapport à l'inflation en novembre émergera, tant pour 2021 que pour 2022.
Pourquoi ce tour de vis ?
La crise sanitaire a entraîné une forte mobilisation du chômage partiel, ce qui a, à son tour, impacté les cotisations des retraites. Résultat : l’Agirc-Arrco a souffert d'un déficit de 4,1 milliards d’euros en 2020, après avoir réussi à sortir du rouge l'année précédente. Pour éviter une nouvelle dégradation financière, les partenaires sociaux ont proposé, lors d'une réunion le 22 juillet, de restreindre les revalorisations des pensions sur une période de deux ans. L'objectif est de préserver les réserves financières du régime au-delà d'un seuil de sécurité déterminé.
Une revalorisation de 0,9 % ?
Dans le cas où l'inflation serait de 1,4 % (hors tabac), comme anticipé par l'Insee, les retraites pourraient connaître une hausse d'environ 0,9 % en novembre. Il est important de souligner que l'accord de 2019 permettait un écart de seulement 0,2 point par rapport à l’inflation, entraînant une augmentation estimée à 1,2 %.
Quel impact financier pour les retraités ?
Pour une pension complémentaire moyenne de 481 € par mois, une sous-indexation de 0,5 point se traduit par un manque à gagner de 2,40 € mensuels. Bien qu'une décision officielle soit encore attendue, les partenaires sociaux doivent se prononcer sur cette question cruciale le 1er octobre. Les syndicats patronaux ainsi que certains établissements tels que la CFDT pourraient soutenir cette initiative, qu’ils jugent équilibrée. En revanche, des réticences persistent parmi d'autres syndicats, soulevant des craintes sur l'absence d'augmentation décisive. D'après les informations du Parisien, seules certaines organisations, comme la CFE-CGC, s'opposent activement, insistant sur l’importance des retraites complémentaires qui peuvent représenter jusqu'à 60 % des revenus des cadres.







