Dès son arrivée à la tête de la ville, Romain Amaro a engagé des démarches pour évaluer les implications juridiques et financières du projet de data center. Les avis de deux cabinets d'avocats, rendus publics ce mardi, indiquent que la rétractation du permis de construire pourrait entraîner des frais considérables pour la commune, s'élevant à plusieurs centaines de milliers d'euros. Selon ces experts, la procédure de retrait n'est « pas opportune » et risquerait de déclencher des litiges, notamment devant le tribunal administratif.
Invité en avril sur ICI Provence, Amaro avait exprimé ses préoccupations concernant ce « lourd héritage » laissé par son prédécesseur, notamment l’établissement de la société japonaise Telehouse dans une zone d’activités à Saint-Victoret. Ce vaste projet, comprenant huit bâtiments répartis sur six hectares, suscite des inquiétudes au niveau des nuisances potentielles.
Pas de retrait mais des conditions
En prenant en compte les recommandations juridiques, Amaro a renoncé à annuler le permis, choisisant plutôt d'engager des discussions avec l'industriel. L'objectif est de « réduire les nuisances et maximiser les bénéfices économiques pour le quartier ». Il a souligné l'importance de récupérer la chaleur dégagée par le data center, afin de la redistribuer aux riverains, et a exprimé son intention d’enfouir les lignes haute tension projetées pour atténuer leur impact visuel et sonore.
Cette approche conciliatrice pourrait ouvrir la voie à une solution plus favorable pour les habitants tout en évitant une confrontation juridique qui pourrait coûter cher à la commune.







