Le roi de Thaïlande, Rama X, posera ses valises à Toulouse le 1er juillet prochain pour une visite officielle aux usines d'Airbus. Cette rencontre marquera la présence du Premier ministre et du préfet de la région Occitanie, soulevant des interrogations sur la personnalité de ce souverain dont les excentricités font souvent la une des journaux.
Couronné en mai 2019, après la mort de son père Rama IX, il est devenu le roi le plus riche du monde avec une fortune estimée entre 30 et 60 milliards de dollars, surtout après avoir pris le contrôle des biens de la couronne. Cependant, son règne ne se résume pas qu’à des chiffres : il est aussi entaché d'une réputation controversée.
Un compagnon canin au sommet
Rama X ne se contente pas de sa richesse ; son caniche Fufu a été nommé vice-maréchal de l'armée thaïlandaise en 2011, un geste qui résume bien l’extravagance du roi. Lorsque Fufu décède en 2015, des funérailles nationales sont organisées, un événement tout à fait insolite qui a fait couler beaucoup d'encre.
Relations tumultueuses
Multimarié, Rama X attire souvent l’attention par ses relations souvent tumultueuses. Peu de temps avant son couronnement, il épouse Suthida Tidjai, ancienne hôtesse de l’air, après avoir été marié à deux autres femmes également. Sa première union avec Soamsavali Kitiyakara, en 1977, connaît rapidement des tensions, et ses liaisons avec Yuvadhida Polpraserth entraînent des scandales publics, particulièrement après leur divorce en 2001.
Vie en Allemagne
Les dernières années de son règne ont vu Rama X s'installer en Bavière, où il a adapté une nouvelle constitution à ses besoins. Des photos le montrant en crop top et arborant de faux tatouages ont suscité de nombreuses critiques, mais également un certain amusement dans le monde entier. Pendant la crise de 2020, il s'est isolé dans un luxueux hôtel allemand, évitant les obligations de son royaume.
La loi de la lèse-majesté
Dans son royaume, la critique de la monarchie est sévèrement punie. La loi de lèse-majesté est l'une des plus strictes au monde, rendant toute objection à son comportement d'autant plus risquée. Pourtant, le mécontentement grandissant au sein de la population, surtout après les manifestations pro-démocratiques de 2020, soulève des questions sur son avenir. Des organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International alertent sur la situation critique des droits humains en Thaïlande.







