Le président américain, Donald Trump, a annoncé lundi qu'Israël et le Hezbollah avaient accepté de cesser les hostilités, affirmant que les négociations avec l'Iran avançaient. Toutefois, selon certains médias, il aurait vivement critiqué Benjamin Nétanyahou pour son rôle dans l'escalade militaire au Liban, arguant que cela compromettait les pourparlers avec Téhéran Al-Jazeera.

Cette annonce pourrait être un "espoir pour des millions de Libanais confrontés à une offensive israélienne dévastatrice", selon le média. Les autorités libanaises ont déclaré que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël, à la veille de négociations stratégiques à Washington. Trump a soutenu que le groupe chiite pro-iranien ferait "cesser totalement le feu". "Israël ne frappera pas, et eux non plus", a-t-il précisé.

Toutefois, l'accord reste "flou", souligne L’Orient - Le Jour. Les déclarations des responsables israéliens indiquent qu'il s'agit principalement d'un arrêt des opérations militaires autour de Beyrouth, sans plan concret pour un retrait israélien ou une cessation complète des actions dans le Sud, dépendant des résultats des négociations sur le désarmement du Hezbollah.

Selon L’Orient - Le Jour, des responsables qataris auraient intensifié leurs contacts avec les États-Unis après l'annonce de frappes israéliennes liées à la situation. Doha aurait demandé une intervention américaine, aboutissant à l'annulation d'un raid israélien prévu. Parallèlement, l'Iran aurait déclaré au Pakistan qu'il suspendait ses négociations avec les États-Unis, augmentant le niveau de menace contre Israël.

Confrontation entre Trump et Nétanyahou

Des sources proches du Hezbollah considèrent que les menaces iraniennes d'attaquer Israël ont été un tournant significatif dans les pourparlers diplomatiques. Lundi, lors d'un échange téléphonique tendu, Trump aurait « violemment » interrogé Nétanyahou sur l'escalade en cours, le qualifiant de "fou" et insinuant qu'il subirait des conséquences judiciaires sans le soutien américain. Un responsable a déclaré qu'il lui aurait "roulé dessus comme un rouleau compresseur". Après cet appel, Trump a fait état d'une demande de Nétanyahou de ne pas procéder à une frappe d'envergure sur Beyrouth.

Plus tard, dans un message sur sa plateforme Truth Social, Trump a indiqué que les discussions avec l'Iran continuaient, bien que ces affirmations aient été contredites par l'agence Tasnim, qui a rapporté que Téhéran avait rompu le dialogue en raison des offensives israéliennes.

Nouvelle escalade des affrontements

Les tensions persistent, le Premier ministre israélien ayant fait savoir qu'Israël frapperait Beyrouth si le Hezbollah attaquait. Des sirènes ont retenti dans des collectivités israéliennes, signe d'attaques provenant du Hezbollah, qui a revendiqué une attaque contre un char israélien dans le Sud The Times of Israel.

Le matin suivant, la Galilée a également été activée avec des interceptions de roquettes. Pendant ce temps, des frappes israéliennes ont été signalées dans plusieurs villages du Sud-Liban, créant une atmosphère de tension persistante dans la région.