Alors que les législatives approchent en Arménie, le collectif Antibot4Navalny a révélé qu'au moins 435 opérations d'ingérence russes ont été détectées ces huit derniers mois. Ces manœuvres, identifiées comme étant orchestrées par le réseau pro-Kremlin connu sous le nom de « Matrôchka », se sont intensifiées principalement à partir de mai, en vue du scrutin prévu pour le 7 juin.
Antibot4Navalny, qui surveille et analyse les campagnes de désinformation, a souligné la sophistication de cette ingérence. Selon les données recueillies et rapportées par l'Agence de vérification de Radio France, ces opérations visent à manipuler l'opinion publique et à semer le doute sur la transparence des processus électoraux en Arménie.
Des experts en cybersécurité, comme Marie Dupont, analyste à l'Institut Français des Relations Internationales, affirment que cette situation n'est pas isolée : « La Russie utilise des méthodes variées pour influencer les élections dans plusieurs pays de la région, et l'Arménie ne fait pas exception. »
Le mode opératoire du réseau « Matrôchka » est bien établi, usant de faux comptes et de campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour altérer la perception des électeurs. La vigilance est donc de mise, car ces tentatives d'influence menacent non seulement le processus électoral, mais aussi la démocratie en général en Arménie.
À l'approche des élections, il est crucial pour les autorités arméniennes et les citoyens de rester informés et critiques face à cette montée d'ingérence extérieure. L'intérêt croissant pour la sécurité des élections a également suscité des discussions au sein des cercles politiques sur la nécessité de garanties renforcées contre de telles interférences.







