Envisagez-vous d'acheter un bien immobilier après avoir traversé une longue maladie comme le cancer ? En 2025, plusieurs dispositifs visent à simplifier l’accès au crédit pour ces emprunteurs souvent discriminés. Si, jusqu'à récemment, le parcours semblait semé d'embûches, les évolutions législatives récentes offrent de nouvelles perspectives.
L’assurance emprunteur : un défi pour les anciens malades
Pour obtenir un prêt immobilier, l'assurance emprunteur est souvent une exigence cruciale des banques. Cependant, pour ceux ayant souffert de maladies graves, comme le cancer, cette exigence peut représenter un obstacle majeur. Les assureurs évaluent le risque via un questionnaire de santé. Cela peut aboutir à des surprimes, des exclusions de garanties ou même des refus d'assurance, rendant l'accès à un prêt très difficile, même pour des emprunteurs parfaitement rétablis.
Évolutions législatives favorables
Des changements significatifs ont eu lieu pour protéger les emprunteurs touchés par des maladies graves. Des mesures ont été mises en place pour favoriser un accès équitable au crédit. Parmi elles :
- Le droit à l'oubli : Ce dispositif permet aux personnes anciennement malades de ne pas déclarer leur pathologie après un délai réduit à 5 ans suivant la fin de leur traitement.
- Suppression du questionnaire médical : Pour les prêts immobiliers de moins de 200 000 euros, et dont le remboursement se fait avant 60 ans, le questionnaire médical est désormais optionnel, permettant ainsi d'éviter toute discrimination liée à l'historique médical.
Ces avancées législatives sont soutenues par la convention AERAS (S'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), qui garantit un processus d'analyse plus équitable pour les dossiers présentant un risque médical.
Des offres d'assurance plus inclusives
En réponse à ces évolutions législatives et aux pressions des associations de patients, plusieurs assureurs adaptent leurs pratiques. En 2025, des compagnies comme CNP Assurances proposent des contrats sans surprime ni exclusion, spécifiquement pour les anciens malades. De plus, des startups comme Luko et Otherwise offrent des solutions simplifiées, avec des démarches en ligne sans questionnaire médical pour des emprunts modestes.
Pour maximiser vos chances d'obtenir un prêt après un cancer, voici quelques conseils pratiques :
- Vérifiez votre éligibilité au droit à l'oubli, applicable 5 ans après la fin du protocole thérapeutique.
- Optez pour des prêts sans questionnaire médical si vous pouvez en bénéficier, mentionnez la loi Lemoine lors de votre demande.
- Comparez les offres d'assurance emprunteur pour trouver la couverture la plus adaptée à votre situation.
En somme, bien que des progrès aient été réalisés, le chemin vers un emprunt facile pour les anciens malades demeure semé d'obstacles, nécessitant vigilance et préparation.







