Un excès d'eau : le poison du laurier-rose
Lorsqu'il s'agit de soigner un laurier-rose, l'erreur la plus fréquente est sans conteste l'excès d'eau au printemps. À première vue, cette idée peut sembler contre-intuitive. Cependant, un arrosage excessif, surtout aux premiers rayons de soleil d'avril ou mai, est souvent plus préjudiciable que bénéfique.
En provenance des régions méditerranéennes, le laurier-rose est conçu pour supporter la sécheresse et n'apprécie guère de se retrouver les racines noyées. Un sol trop humide peut entraîner des problèmes d'asphyxie des racines, favoriser la prolifération de champignons nuisibles et provoque finalement un jaunissement des feuilles ainsi qu'une chute prématurée du feuillage.
Ce qui est alarmant, c'est que ces symptômes sont souvent mal interprétés : le jardinier, persuadé que son laurier souffre de soif, a tendance à arroser davantage, créant ainsi un véritable cercle vicieux.
Printemps : période à risque pour le laurier-rose
Le printemps est une saison trompeuse. Avec des températures en hausse, on pourrait croire que les plantes ont besoin de plus d'eau. Pourtant, le sol garde encore une humidité importante issue des pluies hivernales, particulièrement en cas de drainage insuffisant. À ce stade, le laurier-rose, bien que reprenant sa croissance, ne réclame pas encore d'arrosages fréquents.
C'est une période cruciale où il est préférable de laisser le sol sécher légèrement entre deux arrosages. Trop d'eau à ce moment-là reviendrait à offrir un bain à un invité qui ne désire qu'un verre d'eau.
Détecter les signes d'alerte d'un excès d'eau
Bien que le laurier-rose ne puisse s'exprimer, il communique à travers divers signaux. Malheureusement, ces signaux sont souvent négligés.
Les signes d'un excès d'eau incluent :
- Jaunissement des feuilles, surtout à la base
- Chute des feuilles vertes
- Tiges molles ou noircies
- Accumulation d'eau dans les soucoupes
- Absence de floraison, malgré une croissance normale
Face à ces signes, il est souvent trop tard. Cependant, un rempotage dans un substrat bien drainant ou la simple élimination des soucoupes peut parfois sauver la plante.







