Dans son dernier hors-série du 4 mars, 60 millions de consommateurs met en lumière les réalités souvent trompeuses des superaliments, qui peuvent cacher des substances indésirables.
Récemment, les superaliments ont envahi les rayons des parapharmacies et magasins bio. Des produits comme l’açaï, la spiruline ou les graines de chia, vantés pour leur richesse en vitamines et antioxydants, se consomment sous diverses formes : crues, en poudre ou en gélules. Cependant, une analyse publiée dans le hors-série intitulé "La santé dans l'assiette" par 60 millions de consommateurs révèle que les bienfaits de ces aliments ne reposent sur aucune preuve scientifique solide.
Les risques liés à la surconsommation
Il est souvent dit que mieux vaut prévenir que guérir. Pourtant, cet adage peut s’avérer dangereux lorsqu’il s’agit de la supplémentation alimentaire, surtout en l'absence de carences avérées. Bien que la spiruline soit prisée par les sportifs pour sa teneur en protéines, elle contient également du bêta-carotène dont une consommation excessive (20 à 30 mg/jour) pourrait accroître le risque de cancer chez les fumeurs, selon une étude de l'Anses.
À l'inverse, certains superaliments comme les graines de lin nécessitent des quantités bien supérieures pour offrir des bienfaits réels, ce qui pourrait entraîner des désagréments digestifs. Le curcuma, quant à lui, exigerait une dose minimale de 2,5 g de curcumine pour avoir un effet anti-inflammatoire.
Des superaliments menacés par la contamination
La qualité des superaliments peut également poser problème. Une étude de 2016 a révélé que des baies de goji originaires de diverses régions, y compris de Chine, contenaient des pesticides interdits en Europe, mettant en lumière une problématique de sécurité alimentaire.
De plus, des impuretés telles que des métaux lourds étaient présentes dans de la spiruline importée. Pour éviter ces risques, il est recommandé de choisir des produits provenant de circuits de distribution contrôlés par les autorités et de considérer des alternatives plus abordables et locales.
(1) Pour un aperçu complet de ces enjeux, consultez le hors-série La santé dans l'assiette, disponible en kiosque depuis le 4 mars.







