Mûre ou très mûre, chaque amateur de bananes a ses préférences. Mais qu'en est-il vraiment sur le plan santé ? Un expert nous éclaire.
Avec seulement 90 calories pour 100g, la banane offre environ 20g de sucre, contre 12g pour une pomme moyenne. Ce fruit est particulièrement bénéfique pour les sportifs. Consommée une demi-heure avant un entraînement, elle fournit énergie, vitamines et minéraux tels que potassium, magnésium et manganèse. Sa richesse en sérotonine, un neurotransmetteur connu comme l'hormone du bonheur, contribue également à réduire le stress et l'anxiété.
Il est important de corriger une idée reçue : la banane ne fait pas grossir ! Bien au contraire, elle contient des fibres, essentielles pour un bon transit intestinal et la satiété, ainsi que des sucres simples et complexes. Elle peut donc être intégrée sans crainte dans son régime alimentaire. Tels sont les propos de Corinne Fernandez, diététicienne nutritionniste à Paris.
Plus une banane est mûre, plus elle contient des sucres rapides
Pour ceux qui préfèrent les bananes bien mûres, voire très mûres, la question se pose : y a-t-il des différences sur le plan santé ?
Il est crucial de considérer l'apparence du fruit. Si la banane ne présente pas de moisissure et n'est pas trop molle ou noire, la consommation de bananes très mûres ne pose pas de risque majeur. Plus la banane est mûre, plus elle renferme des glucides simples, ce qui signifie des sucres rapides. En revanche, une banane moins mûre, bien qu'elle soit riche en sucres lents, peut s'avérer moins digestible, surtout pour ceux ayant des troubles digestifs.
Une banane bien mûre est donc plus douce pour le système digestif, car l'amidon qu'elle contient se transforme en sucres simples et sa teneur en antioxydants augmente.
Les antioxydants luttent contre les radicaux libres, des substances potentiellement nocives pour notre corps. Toutefois, il est nécessaire de faire preuve de prudence avec ce fruit chez les personnes diabétiques, car une consommation excessive de bananes mûres peut entraîner des variations glycémiques.
Un cas particulier à prendre en considération concerne les individus allergiques au latex, dont certaines protéines ressemblent à celles présentes dans la banane, ainsi que dans d'autres fruits comme l'avocat ou le kiwi.
Un grand merci à Corinne Fernandez, diététicienne et experte en nutrition sportive.







