Dans un courrier révélé samedi, la Commission européenne a exhorté les pays européens à diminuer leurs objectifs de remplissage de gaz pour l'hiver prochain de 10 %, une mesure destinée à alléger la pression sur les prix, particulièrement élevés en raison des tensions au Moyen-Orient. Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jorgensen, souligne "l'impact majeur" du conflit sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz et suggère d'exploiter les "flexibilités" offertes par la législation européenne.
Traditionnellement, l'Union européenne fixe un objectif de remplissage des stocks de gaz à 90 % pour l'hiver. Cependant, Bruxelles recommande désormais un objectif de seulement 80 %, afin de "rassurer les acteurs du marché". Jorgensen a noté que "les récents développements signalent qu'il pourrait être nécessaire d'attendre plus longtemps pour que la production de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar atteigne les niveaux pré-crise".
D'après les analyses de l'UE, la sécurité d’approvisionnement est relativement assurée pour le moment, grâce à sa faible dépendance vis-à-vis des importations de la région et aux cargaisons de GNL qui ont transité par le détroit d'Ormuz avant l'intensification des conflits. Toutefois, la dépendance de l'UE aux prix mondiaux pourrait affecter les quantités de gaz injectées dans les stocks. "Les variations de prix pourraient également influencer le volume de gaz que nous serons en mesure de stocker," a ajouté Jorgensen.
Donald Trump pose un ultimatum à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48h
En parallèle, le président américain Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran, menaçant de détruire ses centrales électriques si le pays ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au commerce maritime dans les 48 heures. Sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé : "Si l'Iran ne rouvre pas totalement, sans menace, le détroit d'Ormuz dans les 48 heures à partir de maintenant, les États-Unis frapperont et élimineront ses différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande !".
En riposte, l’armée iranienne a déclaré dimanche qu'elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d'eau dans la région si Trump met ses menaces à exécution. Le porte-parole du commandement opérationnel de l'armée, Khatam al-Anbiya, a précisé : "Si l'infrastructure pétrolière et énergétique de l'Iran est attaquée, toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux États-Unis seront ciblées", selon un communiqué de l'agence Fars.







