Au moins 64 personnes ont perdu la vie samedi lors d'une attaque ciblant l'hôpital universitaire d'El-Daein, dans la région du Darfour-Est. Parmi les victimes, on dénombre 13 enfants, ainsi que des infirmières et un médecin, selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cette tragédie s'inscrit dans le cadre d'une guerre civile qui ravage le Soudan, faisant des ravages parmi la population civile. Le responsable de l'OMS a affirmé que des "armes lourdes" avaient été utilisées lors de cette attaque, qui a également endommagé des fournitures médicales essentielles. Tedros a urgemment appelé à "assurer la protection des civils, des praticiens de la santé et des humanitaires".
La guerre, qui oppose depuis 2023 les anciennes alliances militaires à l'intérieur du pays, s'est intensifiée ces derniers mois, se traduisant par une augmentation des frappes aériennes meurtrières sur des zones résidentielles, des écoles et des établissements médicaux. Le Darfour, particulièrement touché, est largement contrôlé par des groupes paramilitaires, tandis que l'armée nationale domine l'est et le nord du pays.
"Il est temps de désamorcer le conflit au Soudan"
Dans des déclarations poignantes, Tedros a souligné : "Assez de sang a été versé. Assez de souffrances ont été infligées. Il est temps de désamorcer le conflit au Soudan et de garantir la protection des civils". Le bureau des affaires humanitaires de l'ONU au Soudan a exprimé sa profonde consternation suite à cette attaque, qualifiant les pertes humaines d'"inacceptables".
Des groupes comme Emergency Lawyers, qui surveillent et documentent la violence au Soudan, continuent de tirer la sonnette d'alarme à propos de l'escalade des hostilités. L'impact de l'attaque sur l'hôpital d'El-Daein est une nouvelle illustration de la crise humanitaire sans précédent que traverse le pays, avec des millions de personnes dans le besoin d'aide et de protection.







