Fondée par Louis Raymond, Yann Dedouche et Thomas Ebersold, la société ColVert mise sur la réutilisation des batteries de voitures électriques encore en état de fonctionnement. Leur objectif ? Transformer cette idée en une solution industrielle, permettant un stockage efficace de l'électricité excédentaire.
"Notre projet initial repose sur l'idée qu'un magasin équipé de panneaux photovoltaïques peut produire plus d'électricité qu'il n'en consomme, surtout durant les heures d'ensoleillement optimal. Nous avons conçu un système qui capte cette énergie et la restitue lorsque la demande est forte,"
Un potentiel considérable avec 4 millions de batteries en fin de vie d'ici 2030
Pour réaliser cette vision, ColVert prévoit d'acquérir des batteries auprès des constructeurs de véhicules électriques, des unités qui ne seront plus utilisées mais restent opérationnelles. Ces batteries seront intégrées dans des containers équipés de toute l'infrastructure nécessaire pour le stockage et la conversion d'énergie.
"D'ici 2030, on estime qu'environ 4 millions de batteries de voitures électriques arriveront en fin de vie,""Ce coût de recyclage pose un défi aux fabricants, mais représente en même temps une occasion pour nous, car nous pouvons négocier des tarifs de reprise très avantageux, voire négatifs". En prolongeant la durée de vie de ces batteries, ColVert vise à les utiliser pour générer de l'électricité pour ses clients, notamment les développeurs d'énergies renouvelables et les entreprises industrielles.
Cette approche écoresponsable s'inscrit dans une tendance de développement durable, essentielle pour répondre aux défis liés à la transition énergétique. Selon plusieurs experts cités dans Le Monde, la réutilisation des batteries pourrait transformer le paysage énergétique en France et réduire considérablement le gaspillage.







