Soumise à une pression croissante suite aux frappes ukrainiennes, la Russie a exploré de nouvelles avenues pour atténuer les effets de la pénurie de carburant qui touche son territoire. Selon Reuters, le Kremlin achète désormais de l'essence en Inde, tentant ainsi de stabiliser son approvisionnement énergétique coupé par des frappes répétées.
Ces attaques ont porté atteinte à de nombreuses infrastructures pétrolières russes, rendues vulnérables par des frappes directes, et ont plongé des régions comme la Crimée, annexée en 2014, dans une situation de pénurie aiguë. Les stations-service, déjà affectées par des rations, peinent à répondre à la demande croissante.
Jusqu'à 400 000 tonnes importées ?
Malgré son statut de géant pétrolier, la Russie fait face à des difficultés d’approvisionnement. Des régions traversent des moments critiques, certaines ayant institué des restrictions sur les volumes de carburant distribués aux consommateurs. En réponse, Moscou se tourne vers l'Inde, avec des importations déjà effectuées et un plan ambitieux d'importer jusqu'à 400 000 tonnes de carburant.
Ce partenariat réciproque est également renforcé par les liens historiques établis pendant la crise précédente dans le détroit d'Ormuz. En mars, Delhi avait intensifié ses achats de pétrole russe, profitant d'une dérogation accordée par les États-Unis pour surmonter les sanctions. La société d'analyse Kpler a révélé qu'Inde importait en moyenne près de deux millions de barils par jour de Russie à ce moment-là.
En parallèle, le soutien de la Biélorussie à la Russie renforce la capacité d’acheminement, la nation voisine ayant presque triplé ses exportations de carburant par train. Vladimir Poutine lui-même a dû admettre les défis que ces approvisionnements posent, qualifiant la situation de problématique durant ses interventions publiques.
Avec ces efforts, la Russie semble s'efforcer non seulement de sécuriser son approvisionnement interne, mais aussi de maintenir la stabilité de son paysage économique. Les experts estiment que cet échange avec l'Inde pourrait redéfinir les contours du marché énergétique mondial si ces importations demeurent régulières et croissantes.







