Le 1er janvier, La Poste et la Banque postale ont annoncé des difficultés d'accès à leurs services en raison d'une « cyberattaque », marquant ainsi une récurrence inquiétante. Cette situation survient seulement quelques jours après qu'une première attaque a perturbé le suivi des colis durant la période de Noël, provoquant un tollé de la part des utilisateurs.
La première attaque, qui a eu lieu le 22 décembre, a été revendiquée par un groupe de hackersen lien avec des mouvements pro-Kremlin. Leur méthode, un déni de service, a consisté à submerger les serveurs de requêtes, rendant l'accès aux services presque impossible. Selon des experts en cybersécurité, ce type d'attaque, bien que fréquent, a récemment pris de l'ampleur, rendant les entreprises de service en ligne vulnérables sur le long terme. "Ce qui est préoccupant, c'est que ces attaques ne semblent pas être de simples tests, mais plutôt des manœuvres coordonées avec un impact ciblé," déclare un analyste de la cybersécurité interrogé par Le Monde.
Les utilisateurs, frustrés par ces interruptions, expriment leur mécontentement sur les réseaux sociaux. "Comment est-ce possible qu’une institution comme La Poste ne soit pas capable de protéger ses systèmes ?" s’interroge un internaute. Cette situation soulève également des questions sur la résilience des infrastructures critiques de notre pays. En effet, un rapport de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) indique que de telles attaques augmentent en fréquence, et les acteurs publics et privés doivent redoubler d'efforts pour se prémunir contre ces menaces.
Alors que les services restent inaccessibles, la direction de La Poste n’a pas communiquée sur la durée estimée des interruptions. Toutefois, la mise en place de mesures de sécurité renforcées est désormais plus que nécessaire pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent. A l'heure où les digitalisation des services devient incontournable, la question de la cybersécurité est plus pressante que jamais.







